Arrou est une ancienne commune française située dans le département d’Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire. Le , Arrou est intégrée avec Boisgasson, Châtillon-en-Dunois, Courtalain, Langey et Saint-Pellerin à la commune nouvelle de Vald'Yerre, dont elle devient le chef-lieu avec statut de commune déléguée..

Géographie Situation Arrou se situe à environ au sud-ouest de Chartres, située dans la région naturelle du Perche. Anciennement dans le Perche-Gouët.

Communes et département limitrophes

Hydrographie La rivière Yerre, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine, traverse de part en part la commune d’Arrou.

Voies de communication et transports alt=La gare d'Arrou.|vignette|La gare d'Arrou. Desserte ferroviaire

Arrou bénéficie d’une gare SNCF sur la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean. La gare d’Arrou est mise en service par l’Administration des chemins de fer de l’État lors de l’ouverture de la section de Brou à Courtalain le ..

En 2022, le bâtiment voyageurs est vendu par Vald'Yerre, l'estimation des domaines étant de . Le nouveau propriétaire envisage d'y aménager une salle de réception et trois chambres..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Arro. pour la première fois en 1125, Arrei en 1135, Arres 1140 dans le cartulaire de l’abbaye de Thiron. Le nom a ensuite évolué en Arrei vers 1135, Arresi en 1140, Arrotum vers 1192, Arreis en 1209, puis Arou en 1643.

Ce toponyme désignerait un ruisseau d’arrosage, parfois un abreuvoir, "Atur-Arum" ("Aturra étant le nom donné à la rivière de l’Yerre) et signifierait donc « passage de la route antique sur l’Yerre ».

D’après Ernest Nègre, ce toponyme serait un radical pré-celtique atur suffixé du gaulois avus et signifierait « Bourg sur l’Yerre ».

Histoire Moyen Âge Le territoire d’Arrou doit son origine aux domaines dont la reine Clotilde aurait fait don aux moines de Saint-Père de Chartres.. Jusqu’en 837, les moines y ont eu d’importants revenus qu’ils donnaient probablement aux barons du Perche-Gouët pour les récompenser de leur dévouement à repousser les envahisseurs venus du Nord. Il faudra attendre l’an 1000 pour que l’histoire d’Arrou s’éclaircisse. C’est à cette époque que le territoire d’Arrou devient la propriété de seigneurs.

En 1421, Pierre d’Illiers (mort en ), écuyer, seigneur d’Illiers, Maisoncelles, et du fief de Saint-Mars, gouverneur de Châteaudun (1416) paye à l’abbaye Saint-Avit-les-Guêpières une rente de blé sur les moulins de Courtalain et la grande de Bois-Ruffin, à cause de sa femme Marguerite de Taillecourt (morte en 1421). et de Catherine de Rouvray, fille de Marin de Rouvray, premier nom de ladite Marguerite alors décédéeBulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts, t. IX, 1897 (en ligne)..

Époque contemporaine Pendant la Révolution française, Arrou est rattaché de 1790 à 1795 au district de Châteaudun et devient chef-lieu du canton d’Arrou de 1790 à 1800.

alt=Cartouche de la baie 8.|vignette|redresse|Cartouche de la baie 8.

Entre le et le , plus de réfugiés espagnols fuyant l’effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l’insuffisance des structures d’accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution., dont Arrou. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s’il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé.

Le , dix vitraux de l’église sont brisés, probablement par un bombardement allemand. Un cartouche du vitrail représentant le martyre de sainte Agnès en témoigne, ainsi que de la célérité de la restauration, achevée en 1941.

Politique et administration Liste des maires

Jumelages

Population et société Démographie

Manifestations culturelles et festivités alt=Fête foraine sur le parvis de l'église, 19 septembre 2008.|vignette|redresse|Fête foraine sur le parvis de l’église le .

Économie Le marché a lieu place de l’église tous les samedis matin.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|redresse|Façade ouest de l’église Saint-Lubin. alt=Nef vue de l'entrée.|vignette|redresse|Nef vue de l’entrée. alt=Nef vue du chœur.|vignette|redresse|Nef vue du chœur. Édifices religieux L’église Saint-Lubin L’église Saint-Lubin d’Arrou. telle qu’on la connaît aujourd’hui date de différents siècles : le pour la nef principale, construite dans un style roman ; le pour les nefs latérales, construites dans un style gothique ; le pour la tour portant le clocher, construite dans le style de l'architecture de la Renaissance.

L’église compte 13 vitraux dont 12 sont l’œuvre des ateliers Lorin de Chartres, le étant signé par Lucien-Léopold Lobin de Tours. Parmi les verrières de la fin du , certaines sont datées de 1884 à 1919.

Depuis 2017, quatre baies font l’objet d’une campagne d’appel aux dons par la Fondation du patrimoine..

La chapelle Saint-Benoist alt=La chapelle Saint-Benoist.|vignette|redresse|La chapelle Saint-Benoist. La chapelle Saint-Benoist a été construite à d’Arrou (soit ) en 1136, par les moines bénédictins de l’abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron située à Thiron-Gardais.

Jérémie de l’Isle (époux d’une demoiselle Gouët), seigneur de Brou et de Bois-Ruffin, leur avait donné sa terre des Mellerets comprenant six arpents (soit 3 hectares), dans la forêt de Bois-Ruffin. En contrepartie, les moines devaient débroussailler le terrain et y bâtir une chapelle. Au et , Arrou était la plus grande paroisse, outre son bourg : 83 villages et 63 fermes ou maisons isolées.

En 1792, à la Révolution, la chapelle, qui servira de grange jusqu’en 1871, fut vendue à une famille de paysans. Elle sera rachetée par un curé en 1863 qui en fera don à la paroisse. En 1938, l’édifice fut restauré et en 1990, des travaux de charpente et de couvertures furent réalisés.

Édifices civils

Tour de Bois-Ruffin

.

Château de la Brunetière

Propriété de la famille Dimier de La Brunetière.

Château dit de Courtalain

Le château de Courtalain est également implanté sur le territoire de la commune d’Arrou, ..

Château de Bois-Méan Édifié au XVIIIe siècle. .

Personnalités liées à la commune

Catherine Bellier (1614-1689), baronne de Beauvais, première amante de Louis XIV, morte dans le dénuement à Arrou le . Anne Léon II de Montmorency-Fosseux (1731-1799), seigneur du territoire d’Arrou et propriétaire de la forteresse de Bois-Ruffin, se retire à Courtalain après le traité de Paris en 1773La forteresse de Bois-Ruffin.. René Lelong (1871-1933), illustrateur et peintre, né le à Arrou. André Guillaumin (1885-1974), botaniste, né le à Arrou au château de Bois-Méan.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

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