Le quartier de Reuilly est un quartier historique de l'est de Paris situé dans le , aussi connu comme l'arrondissement de Reuilly.
Mentionné dès le haut Moyen Âge, le lieudit Reuilly est le siège d'un château royal dès l'époque mérovingienne, jusqu'au règne de Jean le Bon au . Au Moyen Âge, les Templiers bénéficient d'une donation à Reuilly. Un village apparaît au , rattaché dès 1702 à Paris.
Localisation Le quartier est centré sur la rue de Reuilly et délimité par la rue du Faubourg-Saint-Antoine au nord, la rue Chaligny à l'ouest, l'avenue Daumesnil au sud et la rue de Picpus à l'est.
Origine du nom Le lieu est mentionné au haut Moyen Âge sous la forme RovuliacumAu nominatif, Rovuliaco à l'ablatif : in Rovuliaco. (625), qu'on peut rapprocher des formes Rullacium (637), ancien nom de Reuilly dans l'Indre, et Rullyacus (1181), désignant Reuilly dans l'Eure. On trouve aussi une forme RomiliacumJean De La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, Paris, chez l'auteur, 1812, ..
Selon Michel Roblin, ce toponyme viendrait d'un diminutif rubellum du mot latin rubus, désignation dialectale de la ronce, reuille.
Mais Ernest Nègre l'analyse comme issu d'un nom propre Regullus, pourvu d'un suffixe -acus (« appartenant à »).
Historique Le château de Reuilly et le roi Dagobert Selon Jean de La Tyna, il y avait en ce lieu situé non loin de l'île de la Cité un château (futur château de Reuilly), lieu de séjour des rois mérovingiens.
Notamment, le roi Dagobert y aurait répudié sa femme Gomatrude en 629Félix et Louis Lazare : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. . L'authenticité de ce document a par ailleurs été mise en doute pour des raisons de style et de dateBréquigny, Diplomata, chartae, epistolae, et alia documenta, ad res Francicas spectantia, ex diversis regni, exterarumque regionum archivis ac bibliothecis, jussu regis christianissimi, multorum eruditorum curis, plurimum ad id conferente congregatione, 1791.D'Arbois de Jubainville, Recherches sur l'origine de la propriété foncière et des noms de lieu en France, 1890, également paru dans la Revue celtique IX, 1888.Jacques Lerale, Les origines de Reuilly, évocation historique, Bulletin des Amis de Reuilly ., Cependant, la localité de Reuilly dans l'Indre aurait été liée à l'abbaye de Saint-Denis à la fin du .
Le château de Reuilly au Moyen Âge et à l'époque moderne En 1359, le château est encore la propriété des rois de France car, à cette date, Jean le Bon promet à Humbert II de Viennois, patriarche d'Alexandrie, de le lui céder. Il appartient à Humbert de la Tour-du-Pin au .
Le domaine templier (1152), puis hospitalier, de Reuilly Le membre de Reuilly est un des premiers domaines que les Templiers ont possédés près de Paris (alors délimité par la muraille de Philippe-Auguste). Le domaine de Reuilly est donné aux Templiers par Mathieu de Beaumont, grand chambellan du roi, en 1152Archives nationales K 23, n. 16Mannier (1872) . Il passe au Hospitaliers après la destruction de l'ordre du Temple par Philippe le Bel.
Le prieuré hospitalier du Temple possédait en plus les cens ou rentes seigneuriales à La Courtille, à Belleville, à la Villette-Saint-Lazare, à Montreuil sous le bois de Vincennes avec une partie de la haute justice comme indiqué dans une déclaration de 1664Archives nationales S 5560Mannier (1872) .
Le village de Reuilly Malgré la présence du château, la terre de Reuilly est pour l'essentiel restée une friche jusqu'au début du .
Desservi par la rue du faubourg Saint-Antoine, le hameau de Reuilly devient le village de Reuilly au .
Rattachement à Paris (à partir de 1702) Il est rattaché à Paris en 1702, en même temps que le faubourg Saint-Antoine.
Reuilly fait partie du des douze anciens arrondissements de Paris lors de leur création en 1795.
En 1860, il est incorporé au arrondissement lors de l'extension de Paris.
Reuilly dans la toponymie parisienne Parmi les lieux portant ce nom, on trouve : La rue de Reuilly Le jardin de Reuilly - Paul-Pernin construit sur l'emplacement de l'ancienne gare de Reuilly, qui était une gare de triage. La caserne de Reuilly L'ancienne manufacture des tabacs de Paris-Reuilly. La station de métro Reuilly-Diderot.
Nota bene : les références des Archives nationales ayant été reclassées, les références actuelles sont changéesinventaire des Archives nationales.
Références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes île de Reuilly (ne fait pas partie du quartier, mais du bois de Vincennes) Pelouse de Reuilly (idem)
Reuilly Catégorie:12e arrondissement de Paris Catégorie:Alleu, fief ou seigneurie de l'ordre du Temple Catégorie:Commune abritant une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem