vignette|Bénévoles de Hands On Miami aidant le Zoo de Miami en 2004.
Le bénévolat est une activité non rétribuée et librement choisie qui s'exerce en général au sein d'une institution sans but lucratif (ISBL) : association, ONG, syndicat ou structure publique. Celui ou celle qui s'adonne au bénévolat est appelé « bénévole ». L'étymologie du mot vient du latin « benevolus » qui signifie « bonne volonté ».
Se sentir utile et faire quelque chose pour autrui est le moteur des bénévoles, lesquels s'impliquent dans des domaines d'activité sans rémunération aussi divers que le sport, la culture ou les loisirs, l'humanitaire, la santé, l'action sociale, la défense des droits, la défense de l'environnement et de la biodiversité ou encore l'éducation.
Le concept de bénévolat est proche de celui du volontariat.
En Amérique Canada En 2010, plus de 13,3 millions de personnes, soit 47 % des Canadiens de 15 ans et plus, ont consacré 2 milliards d'heures environ au bénévolatSource: Vézina, Mireille et Crompton, Susan Le bénévolat au Canada, 16 avril 2012, in Statistique Canada Tendances sociales canadiennes, n° 93, été 2012, ..
Au Canada, le bénévolat se réalise de manière structurée entre la personne qui donne de son temps, le bénévole, et un organisme sans but lucratif (OSBL). Les OSBL offrent de nombreuses possibilités de bénévolat, offertes aux bénévoles par divers moyens.
Les centres d'action bénévole constituent une des sources de recrutement de bénévoles.
Au Québec, le bénévolat représente 2,5 millions de bénévoles et 310 millions d’heures d’engagement.
Pour apporter une structure bien définie à l’action bénévole, que ce soit envers les bénévoles ou les organismes qui y œuvrent, Le code canadien du bénévolat a été mis en place par Bénévoles Canada, précisant les éléments fondamentaux du bénévolat.
États-Unis Selon une source, les États-Unis seraient le premier pays du monde pour le bénévolatFrédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, , p. 358 : 93 millions d'Américains le pratiquent à différents degrés selon un livre de 2006. Il implique surtout les retraités et les femmes.
Le bénévolat américain est particulièrement développé dans le domaine des arts et contribue au fonctionnement de nombreuses institutions culturelles : par exemple, environ personnes travaillent gratuitement pour le musée des beaux-arts de BostonFrédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, , p. 359. Les missions des bénévoles sont diverses : assurer la promotion de l'institution culturelle dans la ville, s'occuper des guichets, guider les visiteurs dans les musées, etc. En France, des associations loi de 1901 ou des sociétés savantes jouent parfois ce rôle.
En 2010, près de 63 millions d'Américains ont fait don de plus de 8 milliards d'heures de travail d'une valeur estimée à 173 milliards de dollars. Le Service de volontariat en ligne des Nations unies, créé en 2000, a enregistré plus de bénévoles qui ont accompli missions en 2010.
En Europe Plus de 100 millions d'Européens font des activités de bénévolat, mettent en pratique le principe de solidarité et, ce faisant, apportent une contribution significative à la société. Afin de faire valoir cet engagement civique, la Commission européenne a décidé de faire de 2011 l'année européenne du bénévolat et du volontariat.
Le , le Parlement européen a adopté une résolution (non législative) sur la contribution du bénévolat à la cohésion économique et sociale. Il y rappelle que le bénévolat constitue une force majeure, qui nourrit la société civile et renforce la solidarité – une des valeurs centrales de l'Union européenne – tout en encourageant les programmes de développement communautaire (…). Une étude récente sur les organisations recourant à des bénévoles de toute l'Europe a démontré que le bénévolat présentait une valeur ajoutée élevée : pour chaque euro dépensé par les organisations pour encourager le bénévolat, celles-ci recevaient en moyenne entre 3 et . Le bénévolat présente non seulement une valeur économique mesurable, mais permet aussi aux services publics de réaliser des économies considérables. Il contribue par ailleurs au développement personnel et social des individus. Sur la base de ces considérations, le Parlement préconise le lancement d'un programme de recherche transversal à l'échelle de l'Europe visant à étudier les formes, l'intensité et les motivations intérieures de la participation à la vie sociale, notamment à titre bénévole, ainsi que l'octroi d'un financement à cet effet. La Commission est pour sa part invitée à œuvrer à l'instauration d'un système concernant tous les fonds communautaires, afin que le bénévolat puisse être reconnu comme une contribution au cofinancement de projets, et à concevoir des mécanismes permettant de réaliser une estimation financière, d'une précision acceptable, du travail bénévole.
Le Parlement encourage les entreprises et les autres acteurs du secteur privé, dans le cadre de leur stratégie en matière de responsabilité sociale, à soutenir financièrement des initiatives promouvant le bénévolat. Il appelle également les États membres à soutenir le secteur du bénévolat, en vue d'améliorer le transfert de savoir-faire et de connaissances techniques de l'entreprise de la sphère privée à la sphère publique et d'améliorer la qualité de la vie locale en encourageant l'action autonome dans la résolution de problèmes locaux.
Les députés recommandent à tous les États membres de produire régulièrement des comptes satellites ISBL (institutions sans but lucratif) et d'y inclure le travail des bénévoles, afin que les décideurs politiques puissent prendre en compte les ISBL dans l'élaboration des politiques. Ils demandent également que le bénévolat constitue une catégorie spécifique dans les statistiques d'Eurostat. Les députés soulignent en outre que le bénévolat et les activités bénévoles ne devraient en aucun cas se substituer au travail rémunéré.
La résolution encourage les États membres ainsi que les autorités locales et régionales à : reconnaître la valeur du bénévolat dans le cadre de la promotion de la cohésion économique et sociale ; travailler en partenariat avec les organisations de bénévolat afin de mettre au point des plans et des stratégies visant à reconnaître, à valoriser, à promouvoir, à faciliter et à encourager le bénévolat ; faciliter l'accès des organisations de bénévoles à des financements suffisants et durables, sans leur imposer de trop lourdes démarches administratives et bureaucratiques ; soutenir la création d'équipes de secours bénévoles dans chaque région, afin de faire face en temps voulu aux catastrophes naturelles et aux accidents.
Les États membres sont en particulier invités à promouvoir et à faciliter le bénévolat au sein de toutes les communautés, tant réelles que virtuelles, par exemple le bénévolat familial ou le bénévolat au sein de groupes marginalisés, ou encore le bénévolat de groupes qui ne le pratiquent pas habituellement. La résolution invite également la Commission, les États membres et les autorités régionales et locales à encourager le bénévolat au travers de l'éducation à tous les niveaux, y compris dans les programmes universitaires, afin que l'apprentissage par le bénévolat soit considéré comme partie intégrante de la formation tout au long de la vie.
La Commission européenne est également appelée à : mettre en place un plan V pour « Valoriser, Valider et garantir la Visibilité des bénévoles » ; promouvoir les occasions offertes aux bénévoles seniors et à élaborer un « programme pour les seniors en action » ; étudier la possibilité d'instaurer une base juridique dans le droit communautaire permettant aux organisations de bénévolat d'être exemptées de paiement de la TVA à l'achat, et aux bénévoles donateurs d'être exonérés d'impôts pour des dons effectués à des fins de travail bénévole ; intensifier les échanges de bénévoles au niveau international susceptibles de permettre de contribuer à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement ; réviser sa politique de visas pour les ressortissants de pays tiers participant à des programmes de bénévolat de l'UE reconnus, afin d'introduire un régime de visas plus libéral, en particulier à l'égard des bénévoles issus des pays voisins de l'UE ; étudier les raisons du retard dans l'adoption de la proposition de charte européenne pour les bénévoles.
La résolution appelle en outre tous les acteurs locaux et régionaux, les organisations bénévoles et les médias à informer les citoyens des possibilités d'exercer une activité bénévole. Elle suggère également la création d'une base de données européenne qui fournisse des informations élémentaires sur les organisations de bénévoles et sur les meilleures pratiques.
Les députés préconisent enfin de promouvoir les projets de bénévolat transfrontaliers et recommandent que l'année 2011 soit déclarée année européenne du bénévolat (Source: Parlement européen).
Belgique Le service Volontariat en Ligne de VNU a reçu une contribution financière du Service public fédéral (FPS) des Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement du royaume de Belgique pour les années 2013 et 2014 afin de soutenir, en particulier, ses activités dans les pays francophonesService Volontariat en Ligne.
Aujourd'hui, il existe toutes sortes de plateformes de bénévolatvoir par exemple : https://www.giveaday.eu/fr-be.
France Selon le Conseil économique, social et environnemental, dans un avis du , « est bénévole toute personne qui s'engage librement pour mener une action non salariée en direction d'autrui, en dehors de son temps professionnel et familial ». En l'absence de définition légale du bénévolat, celle-ci est souvent utilisée en tant que telle.
Le bénévolat est la situation dans laquelle une personne fournit à titre gratuit une prestation de travail pour une personne ou un organisme. Le bénévolat se distingue donc de la situation de travail (ou salariat) essentiellement par les critères suivants : Le bénévole ne perçoit pas de rémunération. Il peut être dédommagé des frais induits par son activité (déplacement, hébergement, achat de matériel…) ; Le bénévole n'est soumis à aucun lien de subordination juridique. Sa participation est volontaire : il est toujours libre d'y mettre un terme sans procédure, ni dédommagement. Il est en revanche tenu de respecter les statuts de l'association, ainsi que les normes de sécurité dans son domaine d'activité.
Les chiffres du bénévolat Le nombre de bénévoles serait compris entre 12 et 14 millions, soit un Français sur quatredont un tiers a plus de 60 ans, pour associations et 21,6 millions d'adhérents ; 77,7 % sont des bénévoles réguliers. Les Français seraient entre 15 et 18 millions « à donner un coup de pouce ponctuel sans appartenir à une association, mais les réguliers qui occupent une fonction bien définie et qui y consacrent régulièrement au moins deux heures par semaine ne seraient qu'un peu plus de 3 millions ».
De plus, selon la CPCA (Conférence permanente des coordinations associatives)Site officiel de la Conférence permanente des coordinations associatives, la très grande majorité des bénévoles s'engagent dans la vie associative (10 millions) sachant que le bénévolat ne saurait se confondre avec la simple adhésion.
Selon une étude de l'INSEE parue en 2004Le travail bénévole : un essai de quantification et de valorisation INSEE. Économie et statistique N° 373, 2004] , le bénévolat représentait d'heures d'intervention par an, soit emplois équivalents temps plein (ETP, Équivalent temps plein), soit 12 à 17 milliards d'euros en termes de valorisation, soit aux alentours de 1 point de PIB.