Mont-Dore (nom officiel), souvent appelée Le Mont-Dore (notamment sur la totalité des panneaux de signalisation routière et la majorité des enseignes de la ville), est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Montdoriens et les Montdoriennes ou les Mont-Doriens et les Mont-Doriennes.

Géographie

Localisation Située à une altitude de , elle est entourée de volcans parmi lesquels le puy de Sancy, point culminant du Massif central. Sur les flancs du puy de Sancy, deux torrents, la Dore (à ne pas confondre avec la Dore, affluent de l'Allier) et la Dogne se rejoignent pour former la Dordogne.

Huit communes sont limitrophes (neuf en incluant le quadripoint avec Laqueuille)Mont-Dore sur le site Géoportail de l'IGN. :

Géologie et relief

Hydrographie La commune est traversée par la Dordogne, qui y prend sa source.

Voies de communication et transports Voies routières La desserte du Mont-Dore a été facilitée par l'arrivée de l'autoroute A89 en provenance de Bordeaux, Limoges et Ussel depuis 2000 et vers Clermont-Ferrand et Lyon depuis 2006, par la sortie 25, suppléant l'ancienne route nationale 89 désormais déclassée en départementale 2089.

Les routes départementales suivantes traversent la commune : la D 996 est la principale route d'accès en venant d'Issoire par le col de la Croix-Morand ou de La Bourboule via le lieu-dit le Genestoux ; la D 130 permet aussi de rejoindre La Bourboule en longeant la voie ferrée ; la D 983 de Clermont-Ferrand par le lac de Guéry et le col du même nom ; la D 36 depuis Besse-et-Saint-Anastaise par le col de la Croix Saint-Robert (fermeture hivernale) ; la D 645 depuis La Tour-d'Auvergne.

Transports routier Mont-Dore est desservi par la ligne 45 du réseau Transdôme reliant La Bourboule à la station du Grand Sancy, en été (de juin à août) et en hiver (de décembre à mars), sept jours sur sept.. Cette desserte ne permet pas de correspondances avec la capitale régionale ; en contrepartie, la région assure des liaisons directes entre ces deux communes, de gare à gareConseil régional d'Auvergne et SNCF, Guide régional des transports, relation 8 « Clermont-Ferrand – Le Mont-Dore – Brive »..

Transport ferroviaire

La gare de Mont-Dore était accessible par des rames TER Auvergne en provenance ou à destination de Clermont-Ferrand, mais la desserte par voie ferrée s'est arrêtée en raison de problèmes de shuntage du matériel assuré par des X 73500 assurant cet aller-retour. Depuis le , la desserte est remplacée par des autocars TER Auvergne. La gare en cul-de-sac sur la ligne de Laqueuille au Mont-Dore est à voie unique. Le , la ligne de cars TER est à son tour remplacée par la ligne P46 des Cars Région.

Par voie aérienne L'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne est à par la route.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Mont-Dore est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (83 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (36,6 %), prairies (12,5 %), zones urbanisées (3,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement En 2011, la commune comptait , contre en 2006. Parmi ces logements, la majorité étaient des résidences secondaires (58,1 %). Les résidences principales ne concernent que près d'un quart de ces logements ; les logements vacants représentent une part de 17,2 %. Ces logements étaient pour 29,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,7 % des appartementsLOG T2 – Catégories et types de logements..

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 58,2 %, en hausse sensible par rapport à 2006 (54,5 %). La part de logements HLM loués vides était de 11,6 % (contre 10,5 %)LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation..

Toponymie Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom Les Bains-du-Montdor.

En auvergnat, la langue régionale autrefois parlée localement, la ville porte deux noms : Moun-Dor pour la première et Boen pour la seconde en écriture auvergnate unifiée. / Boens en graphie classique..

Histoire

Préhistoire et protohistoire Des archéologues ont découvert les restes d'un bassin en madrier de sapin sous les constructions des thermes romains., attestant l'occupation des lieux et l'exploitation des sources par les Celtes plusieurs siècles avant l'occupation romaine. Il s'agit cependant du seul vestige permettant d'attester une présence avant l'époque romaine.

Époque romaine Les vestiges des thermes antiques de Mont-Dore sont décrits pour la première fois en 1575 par M. Chaduc. Les travaux de construction du nouveau bâtiment thermal en 1807 permettront de mettre au jour l'ensemble des vestiges de l'établissement thermal gallo-romain avec une grande quantité de mobilier et de nombreux éléments architectoniques.

Plusieurs travaux de construction ont également permis de dégager les vestiges du temple, dénommé Panthéon dans la bibliographie, à l'avant des thermes antiques. Les premières découvertes datent de 1824.

En 1922, lors de la démolition des Pradets, une cruche décorée à la molette contenant des ossements humains a été retrouvée, signe qu'il doit exister une nécropole sur la rive droite de la Dordogne.

En 1995, le diagnostic archéologique mené lors de la construction de la maison de retraite, place Charles-de-Gaulle, a permis de mettre au jour des traces d'occupation antique : sol en terre battue recouvert par des niveaux d'épandage de tegulae avec des tessons de poteries commune et des fragments de verre.

Déjà mentionnée comme une possible ville romaine dans les années 1930, Mont Dore a été identifié en tant que tel dès les années 1990 puis dans les années 2000.. Bien que les connaissances sur l'agglomération antique de Mont-Dore se limitent actuellement aux thermes et au lieu de culte associé, une étude portant sur les agglomérations romaines à l'échelle du Massif central a confirmé que les découvertes anciennes et récentes ne laissent aucun doute sur la présence d'une telle occupation gallo-romaine, même si les données demeurent insuffisantes pour en établir la morphologie.

Politique et administration Découpage territorial La commune de Mont-Dore est le siège de la communauté de communes du Massif du Sancy, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le . Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Issoire depuis 2017, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Jusqu'en , elle faisait partie du canton de Rochefort-Montagne.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Sancy pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la troisième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Le conseil municipal du Mont-Dore, commune de plus de , est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)Loi du relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, article 51, et son décret d'application du ., pour un mandat de six ans renouvelable.. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2026 est de 15Article du code général des collectivités territoriales..

Pascal Michaud (liste « Le Mont Dore, Pour Vous et Avec Vous ») a remporté l'élection au premier tour avec 58,49 % des suffrages exprimés et douze sièges au conseil municipal. Sébastien Dubourg, maire sortant (liste « Pour le Mont-Dore, continuons ensemble ! ») obtient les trois sièges restants. Le taux de participation s'élève à 74,56 %.. Le conseil municipal, réuni le , a élu le nouveau maire, et désigné quatre adjoints..

Les quatre sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes du Massif du Sancy se répartissent en : trois sièges issus de la liste de Pascal Michaud et un siège issu de la liste de Sébastien Dubourg.

Chronologie des maires

Population et société Démographie Évolution démographique

Sur la période 1999-2006, la baisse de la population est justifiée par des soldes naturel et migratoire négatifs (respectivement 2 % et -0,6 %. Le taux de natalité relevé était de et celui de mortalité de . La période 2006-2011 a enregistré un taux de mortalité plus élevé ()POP T2M – Indicateurs démographiques..

Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 24,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (34,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 38,8 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.