La Vilaine est un fleuve de l'ouest de la France, en région Bretagne. Elle prend sa source dans l'ouest du département de la Mayenne avant de traverser l'Ille-et-Vilaine d’est en ouest puis du nord au sud après Rennes. Elle se jette dans le golfe de Gascogne entre les communes d'Arzal et de Pénestin (Tréhiguier) toutes deux dans le département du Morbihan.
Elle donne son nom, avec son affluent l'Ille, au département d'Ille-et-Vilaine dont elles arrosent le chef-lieu, Rennes.
Hydronymie Attestations anciennes
On trouve de nombreuses attestations anciennes : (, ce qui signifie « rivière sombre, brumeuse »), au selon PtoléméePtolémée, Géographie, Livre , Ch. . ; Visnonia en 834Cartulaire de Redon, Vitisnonia en 843 ; Visionum flumen en 846 ; Visnonius en 866 ; Visnonicum flumen en 869 ; Vicenonia en 1084 ; Ester, pour le passage de Tréhiguier en Pénestin en 1120 ; Ster-Gavale ou Ster-Gaule au , Gavele étant l'ancien nom de Camoël, commune à l'embouchure de la Vilaine ; Villaingne en 1434Références issues du Cartulaire de Redon et données par Rosenzweig, Dictionnaire topographique du département du Morbihan, 1870, . ; 1296 : Vilaegna par dissimilation et attraction paronymique. ; 1306 : Vinonia ; 1444 : La ripviere de Villaigne ; 1458 : La Villaigne ; 1458 : Villaigne ; 1478 : Vislaigne ; 1577 : Vislaigne..
En breton, le fleuve se nomme Helias, Pierre-Jakez (dir.). 1986. Dictionnaire breton : breton-français, français-breton, Emgleo Breiz, Paris, Garnier. avec comme variantes plus rares ou plus anciennes et .
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Étymologie
gauche|vignette|Inscription mentionnant (stèle au musée de Bretagne)
Une dédicace du à () rattache cette rivière au culte du dieu gallo-romain Mars, assimilé à Teutatès, Ésus ou Taranis selon les casPaul-Marie Duval, « Teutates, Esus, Taranis », Travaux sur la Gaule, Rome, 1989, 276-277 Lire en ligne sur Persée.
L'origine exacte de ce nom de rivière est inconnue. Il existe de nombreuses légendes populaires et diverses explications romancées inventées pour la plupart au autour des jeunes filles « vilaines » à qui un bain dans la Vilaine donnerait la beauté ou dont les pleurs auraient formé la source. Des parallèles incompatibles avec les formes les plus anciennes et récurrentes sont aussi tentés avec le breton, soit (rivière aux moulins) soit (rivière jaune).
En fait, le nom serait vraisemblablement d'origine gauloise, peut-être lié à une déesse des eaux. *Vicinnonia, au fil des siècles, le nom devient Visnonia, se francisant en Villaingne puis Vilaine.. Il pourrait être issu de la racine hydronymique pré-celtique onna, « eau courante, rivière » et de l'indo-européen u̯eis, « flot »..
Géographie
Topographie vignette|Lieu-dit « La Source » à Juvigné, Mayenne (53). La Vilaine prend sa source dans le département de la Mayenne, à d’altitude, dans les collines de Juvigné, au lieu-dit la Source. Ce n'est d'abord qu'un ruisseau sans importance formé par les eaux de l’Étang-Neuf ; elle passe, à sa droite, au sud de Juvigné par La Croixille, puis reçoit, du même côté un petit affluent qui, sur un parcours de plusieurs kilomètres, sert de limite entre la Mayenne et l'Ille-et-Vilaine. Elle entre dans ce dernier département au sud de la commune de Bourgon.
Elle s’écoule d’Est en Ouest suivant un tracé à méandres qui correspond à l'axe des principaux accidents tectoniques, puis converge, comme l'Ille et la Flûme, vers une zone affaissée en aval immédiat de Rennes. Son tracé y devient déterminé par la pente générale du socle et s’oriente alors Nord-Sud, la vallée s'élargissant en un système de chenaux anastomosés. La présence, au niveau de Rennes, d'un bassin cénozoïque contrôlé par un système de failles majeures de socle suggère que des rejeux récents ont guidé le drainage des cours d'eau de la région..
Son cours est de . C'est le dixième fleuve le plus important de la France métropolitaine si on ne compte que les longueurs sur le territoire national et le douzième si on prend les longueurs totales.
Départements et communes traversés thumb|La Vilaine à Rennes.
La Vilaine traverse cinquante-sept communes et quatre départements : Mayenne : Juvigné, La Croixille, Bourgon ; Ille-et-Vilaine : Saint-M'Hervé, La Chapelle-Erbrée, Erbrée, Balazé, Vitré, Pocé-les-Bois, Saint-Aubin-des-Landes (les Lacs), Cornillé (les Lacs), Saint-Jean-sur-Vilaine, Saint-Didier, Châteaubourg, Servon-sur-Vilaine, Brécé, Noyal-sur-Vilaine, Acigné, Thorigné-Fouillard, Cesson-Sévigné, Rennes, Vezin-le-Coquet, Le Rheu, Saint-Jacques-de-la-Lande, Chavagne, Bruz (Pont-Réan), Goven, Guichen (Pont-Réan, le Boël, Halte-de-Laillé, la Bouëxière), Laillé, Bourg-des-Comptes, Saint-Senoux, Pléchâtel, Saint-Malo-de-Phily, Guipry-Messac (le Port de Guipry), Sainte-Anne-sur-Vilaine (Port de Roche), Langon, La Chapelle-de-Brain, Renac, Sainte-Marie (la Groussinais, les Essarts), Redon ; Loire-Atlantique : Pierric, Guémené-Penfao (Beslé), Massérac, Avessac (Painfaut), Saint-Nicolas-de-Redon, Fégréac ; Morbihan : Rieux, Théhillac, Saint-Dolay (pont de Cran), Allaire (Bocquéreux), Béganne (Pellouan, Bringin, Trévineuc, Foleux), Nivillac (Cassan, la Ville Danet), Péaule (le Château), La Roche-Bernard, Marzan (Penhap), Férel (la Grée, Drézet, Trémorel, le Gastre), Arzal (siège du barrage évitant la remontée des eaux de marées et destiné à éviter les inondations en Basse-Vilaine), Camoël (Vieille Roche, la Grée, le Moustoir), Pénestin (Tréhudal, Tréhiguier).
Bassin versant vignette|gauche|upright=2|Carte des opérateurs du bassin de la Vilaine La Vilaine traverse trente-et-une zones hydrographiques.
Organisme gestionnaire L'organisme gestionnaire est l'établissement public territorial de bassin Eaux et Vilaine, situé à Nantes pour le siège social, à La Roche-Bernard pour les locaux administratifs et techniques et est l'héritière de l'institution d'aménagement de la Vilaine (IAV). . C'est Eaux et Vilaine qui porte l'animation du SAGE Vilaine.
SAGE Vilaine Le bassin versant de la Vilaine est couvert par un schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE), qui est un instrument de planification territoriale opposable à l'administration. Le premier SAGE Vilaine a été publié par arrêté préfectoral en Le second SAGE Vilaine a été publié par arrêté préfectoral en Le SAGE Vilaine est en révision depuis
Soutiens et oppositions au projet de révision du SAGE Vilaine (en 2025-2026) Le projet de nouveau SAGE introduit une règle visant au zéro pesticides sur le maïs (sur les parcelles à risque), trois années après l'adoption du SAGE. Opposé à cette nouvelle règle, en , 300 agriculteurs de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs et de la Coordination rurale ont empêché la tenue d’une Commission locale de l’eau consacrée au projet de révision du schéma d'aménagement et de gestion des eaux de la Vilaine, à Châteaubourg.. La représentante du syndicat agricole de la Confédération paysanne réagissait en dénonçant un déni de démocratie. Dans le contexte national de crise agricole (signature de l'accord UE-Mercosur), le préfet d'Ille-et-Vilaine décide un moratoire sur le SAGE Vilaine
Ce qui a fait réagir les parlementaires d'Ille-et-Vilaine : par une question au gouvernement à l'Assemblée nationale par le député Tristan Lahais, qui trouvait cette action inacceptable par une question au gouvernement à l'Assemblée nationale par le député Mickaël Bouloux, qui dénonce le renoncement de l'Etat par la députée Mathilde Hignet, qui appelle au vote du SAGE dans les plus brefs délais par la sénatrice Anne-Sophie Patru, qui appelle à prendre le temps de la concertation par la sénateur Daniel Salmon, qui dénonce la capitulation de l'État Ainsi que le Président du Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine Jean-Luc Chenut, qui demande la poursuite du débat démocratique
En réaction, il s'est tenu un rassemblement de soutien au SAGE Vilaine, avec plus de 3000 citoyens à Rennes en , à l'initiative du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest, d'Eau et rivières de Bretagne, de la Confédération paysanne, de la Maison de la Consommation et de l'Environnement, etc. En , le Président du Conseil régional de Bretagne Loïg Chesnais-Girard, rappelait l'objectif de sortie des pesticides et d'appel au dialogue . Et conduit les 20 présidents des CLE de Bretagne à écrire au ministre de l’Environnement, afin de soutenir le Sage Vilaine, tout en dénonçant le moratoire sur les décisions liées à l’eau.
Affluents vignette|La Vilaine à Pont-Riou en Saint-Didier. vignette|La Vilaine à La Roche-Bernard. vignette|La Vilaine à Nivillac. vignette|La Vilaine vue du ciel à Guipry-Messac. vignette|Le Pont de Pont-Réan entre Guichen et Bruz. vignette|Le Boël à Bruz. vignette|Les quais St-Cyr et Prévalaye à Rennes. vignette|Le Moulin d'Acigné. vignette|Une voie verte à Châteaubourg. Les affluents de la Vilaine de sa source (Juvigné, Mayenne) à son embouchure (La Roche-Bernard, Morbihan) sont : Un ruisseau sans nom de se jetant dans l’Étang neuf en rive gauche ; Le ruisseau de Villamelle en rive gauche ; Le ruisseau de Vivain en rive droite ; Le ruisseau de Malaquière, en rive gauche ; Le ruisseau des Épronnières (ou Épronières ou Courtoisy), en rive droite ; Le ruisseau du Mainerie, en rive droite ; Le ruisseau de la Ville Étable, en rive gauche ; Le ruisseau des Nétumières, en rive gauche ; Le Vernouzet, en rive gauche La Valière, en rive gauche ; La Cantache, en rive droite ; La Pérouse ; La Corbanne ; Le ruisseau de Palet ; Le ruisseau de la Bichetière (ou de la Largère), en rive gauche ; Le ruisseau de la Lande, en rive gauche ; Le ruisseau de la Vallée (ou de la Gallardière, de la Gaillardière), en rive droite ; Le ruisseau du Pont de Pierre, en rive droite ; Le ruisseau de la Maison Neuve, en rive droite ; Le ruisseau d’Olivet, en rive gauche ; Le ruisseau de l’Étang de Forges (ou de Forge ou de la Feuillée) en rive droite; La Veuvre ou la Chevré ou la Chèvre, en rive droite ; Le ruisseau d’Alibart ou d’Alibert, ; Le ruisseau du Changeon, ; Le ruisseau de la Veillardière, ; Le ruisseau de la Barbotais, ; L’Ille canalisée et navigable sur la majeure partie de son cours jusqu’au confluent à Rennes, pour prolonger le canal d’Ille-et-Rance construit pour relier les deux fleuves de la Rance et de la Vilaine. Ce canal est lui-même bien alimenté en eau par différents apports naturels (comme celui de l’Illet, affluent naturel de l’Ille) ou artificiels (construits par détournement via des rigoles et fossés d’eaux de drainage pour alimenter le canal dans sa partie amont autour du bief de Hédé). L'Illet Le ruisseau du Pont-Lagot, en rive droite ; La Flûme, en rive droite ; Le Blosne, en rive gauche ; Le Renel ou Reynel, en rive gauche ; Le ruisseau de Mortais ou Mortrais qui se jette dans le canal de Cicé, en rive gauche ; Le Meu, en rive droite ; la Vaunoise, ; le Garun, ; Le ruisseau de la Croix Macé (ou de la Tournerais), en rive droite ; La Seiche, en rive gauche ; l’Ardenne ; l’Ise ; la Quincampoix ; l’Yaigne ; Le Tréhélu, en rive droite ; Le ruisseau du Désert, en rive gauche ; L’Hodeillé, en rive gauche ; Les Caillons, en rive ; Le Canut (Saint-Senoux), en rive ; Le Semnon, en rive gauche ; La Brutz ; Le ruisseau de la Frominette, en rive droite ; Le ruisseau des Aunaies, en rive droite ; Le ruisseau du vieil Étang de la Touche, en rive gauche ; L’Éval, en rive droite ; Le ruisseau du Château du Plessis-Bardoult en rive gauche ; Le ruisseau de Mélac, en rive droite ; Le Tréfineu, en rive droite ; Le Moulin Alain, en rive droite ; Le Pont David, en rive droite ; Les Riais, en rive gauche ; La Vionnais, en rive droite ; Le Gras Painel, en rive gauche ; Le Belle Perche, en rive droite ; La Chère, en rive gauche ; Les Sauvers, en rive droite ; Le Don, en rive gauche ; Le Cône, ; Le Canut de Renac ; L’Oust, en rive droite ; Le ruisseau de Kersaudy, ; Le ruisseau de la Bellière, ; Le Lié, ; Le Sedon, ; Le Ninian, ; Léverin Yvel