La ligne de la Grande Ceinture de Paris, dite Grande Ceinture, est une ceinture périphérique ferroviaire établie autour de Paris, à une quinzaine de kilomètres en moyenne du boulevard périphérique. Sa construction est décidée vers la fin du , pour assurer l'interconnexion des lignes radiales reliant la capitale à la province et soulager la ligne de Petite Ceinture créée précédemment. Elle est doublée, sur une portion est, par la « Grande Ceinture complémentaire » et, sur une portion sud-est, par la « Grande Ceinture stratégique ».
Elle constitue la ligne Fascicule Gares et lignes du nord édité par le COPEF (Cercle Ouest Parisien d'Études Ferroviaires), en 1985. du réseau ferré national, le tronçon de Bobigny à constituant la ligne (dite « Grande Ceinture complémentaire »), et le tronçon de Choisy-le-Roi à constituant la ligne (dite « Grande Ceinture stratégique »).
Description De nos jours, la ligne de Grande Ceinture n'accueille plus que le trafic ferroviaire de marchandises dans ses parties nord et est, entre Sartrouville et Villeneuve-Saint-Georges.
vignette|gauche|Un convoi pour Noisy-le-Sec passe à Bobigny, point de jonction des deux itinéraires de la Grande Ceinture. Au fond, l'« évite Noisy ».
Elle assure toutefois la liaison entre tous les réseaux : ouest pour la Normandie ; nord pour la Picardie, le département du Nord, le Benelux et la Grande-Bretagne ; est pour la Lorraine, l'Alsace et l'Allemagne ; sud-est et sud-ouest, avec leurs prolongements en Italie, en Suisse et en Espagne.
Reliant les gares de triage d'Achères, du Bourget, de Valenton et de Villeneuve-Saint-Georges, elle dessert ainsi les différents chantiers d'Île-de-France. Un trafic intense (près de de marchandises par jour en 2010) ; ce document est une archive. entraîne la quasi-saturation de certains tronçons, surtout en Seine-Saint-Denis.
Plusieurs sections voient circuler à la fois des trains de banlieue et de grandes lignes : à l'ouest, le court tronçon entre Sartrouville et Achères, commun à l'une des branches du RER A et à la ligne Paris – Rouen – Le Havre ; au sud : le tronçon entre Versailles-Chantiers et Massy - Palaiseau, commun au Transilien V et aux TGV inOui effectuant la liaison Le Havre – Rouen – Lyon – Marseille ; le tronçon entre Choisy-le-Roi et Massy - Verrières, commun à la Grande Ceinture stratégique et aux liaisons TGV de l'Atlantique vers le nord, l'est et le sud-est (issues de la LGV Atlantique via Massy TGV), qui rejoignent la LGV Interconnexion Est à Valenton. Depuis 2014, la section allant d'Épinay-sur-Seine au Bourget est mise à quatre voies pour permettre la circulation de la ligne de tram-train T11 le long des voies fret.
En partie désaffecté, le tronçon d'Achères à Versailles-Chantiers est remplacé, pour le fret, par la ligne de Plaisir - Grignon à Épône - Mézières. Une première section a rouvert aux voyageurs le sur le parcours de Saint-Germain-en-Laye à Noisy-le-Roi (projet « Grande ceinture Ouest »). Cette liaison a ensuite été remplacée par la ligne T13, ouverte à l'exploitation le et empruntant la Grande ceinture entre Saint-Cyr et Saint-Germain-en-Laye-Grande-Ceinture. Seule la section de Saint-Germain à Achères est désaffectée, voire déferrée.
Gares
vignette|gauche|La gare de Wissous au début du . vignette|gauche|Argenteuil, dotée d'un BV plus vaste. Pour les stations intermédiaires, un modèle standard de bâtiment voyageurs est réalisé tandis que des constructions plus grandes recourant aux mêmes matériaux sont érigées à Saint-Germain-en-Laye, Argenteuil et Massy - Palaiseau. Le type standard consiste en un corps central à étage sous toiture à arête transversale encadrée par des ailes basses d'une seule travée. Le rez-de-chaussée est occupé en son centre par une salle d'attente pour les voyageurs de et encadrée d'une part par les guichets et le bureau des bagages et de l'autre par une salle d'attente séparée pour les voyageurs de , la consigne et l'escalier menant aux appartements de fonction du chef de gare consistant en une cuisine avec office, une petite salle à manger, trois chambres et une mansarde. La construction de gares de ce type a également été décrétée par l’Administration de l’État pour la ligne de l'Étang-la Ville à Saint-Cloud et la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Palaiseau. Le soubassement est réalisé en pierre meulière, les murs en moellons revêtus de crépi tyrolien avec des encadrement de baies et pilastres d'angle alternant la pierre de taille et les briques rouges. Les charpentes de combles et de planchers sont en fer et des tuiles mécaniques recouvrent la toiture. Côté quai, la façade est dotée d'une marquise au toit recouvert de zinc faisant face à un abri à toit plat disposé sur le quai opposé avec une marquise similaire. Une halle aux marchandises, un pavillon pour les toilettes et un second pour la lampisterie complètent les installations avec deux quais à voyageurs longs de , une grue, un pont à peser et des voies de garage dotées de plaques tournantes. Argenteuil, Saint-Germain-en-Laye et Massy - Palaiseau sont pourvues de grues hydrauliques et de fosses à cendres pour les locomotives. Les bâtiments des haltes s'articulent autour de la maisonnette de garde, une petite bâtisse d'une seule travée avec cave ou appentis, complétées par une aile servant de salle d'attente et de guichets.
Depuis Versailles-Chantiers (qui constitue le PK 0), en direction du nord puis de l'est, du sud et de l'ouest, la Grande ceinture dessert les gares suivantes :
Gare de Versailles-Chantiers ; Gare de Versailles-Matelots (réservée au fret) ; Gare de Saint-Cyr-Grande-Ceinture (fermée) ; Gare de Bailly (fermée) ; Gare de Noisy-le-Roi ; Gare de Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt de Marly ; Gare de L'Étang-la-Ville-Grande-Ceinture ; Gare de Mareil-Marly ; Gare de Saint-Germain-en-Laye-Bel-Air - Fourqueux ; Gare de Saint-Germain-en-Laye-Grande-Ceinture ; Gare de Poissy-Grande-Ceinture ; Gare d'Achères - Grand-Cormier ; Gare de Maisons-Laffitte ; Gare de Sartrouville ; Gare de Houilles-Sartrouville-Grande-Ceinture (fermée) ; Gare du Val-Notre-Dame (détruiteArgenteuil d'antan – voir in fine.) ; Gare d'Argenteuil-Grande-Ceinture (fermée) ; Gare d'Épinay-Grande-Ceinture (détruite) ; Gare de Stains-Grande-Ceinture (détruite) ; Gare de Dugny - La Courneuve (détruite) ; Gare du Bourget-Grande-Ceinture (détruite) ; Gare de Bobigny (réservée au fret) ; Gare de Noisy-le-Sec ; Grande ceinture complémentaire : Gare de Bobigny (réservée au fret) ; Gare de Noisy-le-Sec ; Gare de Neuilly-sur-Marne ; Gare de Bry-sur-Marne (fermée) ; Gare de Chennevières-sur-Marne-Grande-Ceinture ; Gare de Sucy - Bonneuil ; Gare de Rosny-Bois-Perrier ; Gare de Rosny-sous-Bois - Neuilly-Plaisance ; Gare de Nogent - Le Perreux ; Gare de Plant - Champigny (détruite.) ; Gare de Saint-Maur - Champigny ; Gare de La Varenne - Chennevières ; Gare de Sucy - Bonneuil ; Gare de triage de Valenton ; Gare de Valenton (détruite) ; Gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges (via un raccordement) ; Gare d'Athis-Mons ; Grande ceinture stratégique : Gare de Choisy-le-Roi ; Gare des Saules ; Gare d'Orly-Ville ; Gare du Pont de Rungis - Aéroport d'Orly ; Gare de Rungis MIN (via un embranchement) ; Gare de Rungis - La Fraternelle ; Gare de Wissous (réservée au fret) ; Gare de Chemin d'Antony ; Gare de Massy - Verrières ; Gare de Massy - Palaiseau ; Gare de Juvisy ; Gare de Savigny-sur-Orge ; Gare de Petit Vaux ; Gare de Gravigny-Balizy ; Gare de Chilly-Mazarin ; Gare de Longjumeau ; Gare de Champlan (détruite) ; Gare de Massy - Palaiseau ; Gare d'Igny ; Gare de Bièvres ; Gare de Vauboyen ; Gare de Jouy-en-Josas ; Gare de Petit Jouy - Les Loges.
Ouvrages d'art Depuis Versailles-Chantiers qui constitue le PK 0 de la ligne, en direction du nord puis de l'est, du sud et de l'ouest, la Grande ceinture parcourt les ouvrages d'art suivants :
Tunnel des Relais, à Noisy-le-Roi ; Viaduc du Val-Saint-Léger, à Saint-Germain-en-Laye ; Pont ferroviaire de Maisons-Laffitte ; Viaduc de Nogent-sur-Marne ; Pont ferroviaire de Champigny-sur-Marne ; Pont ferroviaire de Bonneuil-sur-Marne ; Pont ferroviaire de Choisy-le-Roi ; Tunnel de la Faisanderie, à Villeneuve-le-Roi ; Tunnel des Noyers, également à Villeneuve-le-Roi.
Histoire vignette|Plan de la Grande Ceinture.
Création d'une ligne de Grande ceinture Une loi du déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer dit de Grande-Ceinture de Paris. Ce dernier part de la gare dite des Matelots, sur le chemin de fer de l'Ouest, à Versailles, passe par ou près de Saint-Germain-en-Laye, Poissy, Argenteuil, Épinay-sur-Seine, Stains, Dugny, Bobigny, Noisy-le-Sec, Nogent-sur-Marne, La Varenne-Saint-Hilaire, Valenton, Villeneuve-Saint-Georges, Palaiseau et Bièvres. La ligne rejoint le chemin de fer de l'Ouest à la gare des Chantiers, à Versailles, avec raccordement sur les lignes principales rayonnant de Paris, y compris une ligne complémentaire d'Épinay-sur-Seine à la gare de Noisy-le-Sec, sur la ligne de l'Est, passant par les gares de triage de La Plaine, à Saint-Denis, et de Pantin (ligne de La Plaine à Pantin). La même loi approuve la convention provisoire passée le même jour entre le ministre des Travaux publics et les compagnies du Nord, de l'Est, de Paris à Orléans et de Paris à Lyon et à la Méditerranée, réunies en syndicat pour la création du chemin de fer et de ses embranchements..
Le syndicat du chemin de fer de la grande ceinture de Paris est constitué le suivant par une convention signée entre les compagnies des chemins de fer du Nord, de l'Est, d'Orléans, et de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Cette convention est approuvée le ..
Le chemin de fer emprunte en partie des sections de lignes déjà en exploitation : sur le réseau de l'Ouest, de la gare des Chantiers à la gare des Matelots, à Versailles (ligne de Paris-Montparnasse à Brest), et de Poissy à Maisons-Laffitte (ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre) ; sur le réseau du Nord, d'Épinay-sur-Seine à la gare de la plaine de Saint-Denis (ligne de Saint-Denis à Dieppe et ligne de Paris-Nord à Lille) ; sur le réseau de l'Est, de Rosny-sous-Bois à Champigny-sur-Marne (ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville), et de Champigny à Sucy-en-Brie (ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie). Il est prévu que les voies puissent être doublées, dès que l'insuffisance de ces voies aura été constatée par l'administration.
La Grande Ceinture ouvre en 1877, entre Noisy-le-Sec et Villeneuve-Saint-Georges. Le , un service voyageurs est mis en place entre la gare de Paris-Est et la gare de Paris-Austerlitz.
vignette|gauche|La gare de Bobignyen 1984. vignette|La gare de Noisy-le-Sec avant la Première Guerre mondiale. Au centre, les quais de la Grande Ceinture. vignette|redresse|Un trafic intense : deux trains se croisent à Chennevières.
La loi du (dite plan Freycinet), portant classement de de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général, retient en , une ligne de « Palaiseau à Épinay-sur-Orge. ».
Le , le tronçon entre Noisy-le-Sec, Le Bourget et Achères est inauguré.. La section entre Achères et Versailles est quant à elle inaugurée le . Une gare est construite à Saint-Germain-en-Laye, et le raccordement vers la gare de Saint-Germain-en-Laye des Chemins de fer de l'Ouest est inauguré le de la même année. Le , c'est au tour du tronçon entre Juvisy et Versailles d'être ouvert., puis, en 1886, à la demande de l'armée, une liaison entre Villeneuve-Saint-Georges et Massy - Palaiseau est construite.
Le raccordement, long de , avec la ligne de Paris-Nord à Lille près de la gare de Pierrefitte - Stains, est ouvert le ..