Corbas est une commune française située dans la métropole de Lyon et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie vignette|gauche|100px|Plan de Corbas. La commune se développe sur hectares.
Localisation La commune est située en banlieue sud-est de Lyon, à 10 kilomètres de cette ville et à la limite sud de la Métropole de Lyon au périmètre de laquelle elle appartient depuis 1969. Elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais.
Compte tenu de sa proximité avec Lyon, elle a connu une rapide urbanisation à partir des années 1960, passant du statut de village rural à celui de petite ville. Elle inaugure son premier lotissement en , « La Villerme », dédié aux ouvriers de l'entreprise Berliet (située à Vénissieux) en présence de Paul Berliet.
Les municipalités successives ont toujours voulu préserver l'environnement agricole et naturel de Corbas, de plus en plus indispensable au fil des années et de l'urbanisationUne vingtaine d'exploitations agricoles représentant quelque fortement remembrées ces dernières années. La ville s'est aussi investie dans l'embellissement de la cité, en particulier dans son effort de fleurissement, remportant une première fleur en 1993 puis trois au classement des villes fleuries.
La Ville obtient également le label « Ville prudente », avec deux cœurs (depuis 2018), le label « Ville active et sportive » avec 2 lauriers (depuis 2016)
Elle héberge la Maison d'arrêt de Lyon-Corbas.
Connue pour sa qualité de vie, la Ville de Corbas n’échappe toutefois pas à l’inflation immobilière. Le nombre d’habitants augmente régulièrement et se porte à 11 281 en 2025.vignette|
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :
Hydrographie
Le territoire communal n'est traversé par aucun cours d'eau.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité vignette|Début du Chemin rouge entre la mairie et la rue du Champ Blanc. Corbas est situé à côté du domaine des grandes terres où de nombreuses espèces sont recensées. D'après les comptages effectués, on trouve aussi le bruant proyé, le faucon crécerelle et des oiseaux migrateurs comme la grande aigrette, la cigogne blanche et le faucon émerillon.
Les arbres les plus intéressants répertoriés sur la commune sont par exemple le mûrier blancUne cinquantaine de mûriers blancs centenaires. lié aux magnaneries qui fonctionnaient sur la commune depuis le , le chêne pédonculé, le saule blanc, le frêne, le cèdre du Liban et le pin noir.
À Corbas, quarante-trois mûriers âgés de plus de deux siècles constituent un élément du patrimoine arboré communal. Plantés à partir de 1820, leur fonction initiale était de nourrir les vers à soie, dans le cadre de la sériciculture. Cette activité, introduite en France au et particulièrement développée au dans la région Rhône–Massif central, a contribué à la prospérité économique locale avant de décliner après 1869, en raison de la concurrence asiatique et des maladies touchant les élevages.
Aujourd’hui, ces mûriers, parfois appelés « trognes », sont entretenus par le service des espaces verts de la commune. Un élagage régulier vise à préserver leur vitalité et leur structure, afin de prévenir la casse des branches. Ces arbres jouent également un rôle écologique, en stockant du carbone, en contribuant à la régulation de la température et en offrant un habitat à de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes. On peut notamment les observer le long du chemin du Berlay.
Corbas est également connu pour le plateau des Grandes Terres. C'est une vaste zone agricole et naturelle périurbaine de la Métropole de Lyon, partagée entre les communes de Corbas, Feyzin et Vénissieux. D’une superficie estimée entre 400 et 600 hectares, il est classé en tant qu’Espace Naturel Sensible (ENS) depuis les années 1990. Ce statut vise à concilier préservation de la biodiversité, protection contre l’étalement urbain, sensibilisation du public et maintien de pratiques agricoles traditionnelles.
Un réseau d’environ 17 kilomètres de sentiers thématiques (tels que le sentier des Alouettes, le sentier des Moissons et un parcours VTT) permet aux visiteurs de découvrir le site à pied ou à vélo. Des équipements d’accueil, des animations pédagogiques et des événements comme « Grandes Terres en Fête » favorisent la sensibilisation à la nature.
Urbanisme Typologie Au , Corbas est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (66,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (52,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (33,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (32,7 %), zones urbanisées (24,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (8,3 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports Desserte routière La commune est traversée dans le sens nord - sud par la route départementale 57 de Lyon à Marennes et dans le sens est - ouest par la route départementale 301 aménagée en autoroute, qui relie l'autoroute A7 à Feyzin à l'ouest à l'autoroute A46 à l'est.
Transports en Commun Lyonnais La commune est desservie par les réseaux TCL et les Cars du Rhône du SYTRAL Ligne de Gare de Vénissieux à St-Priest Gare Ligne de Gare de Vénissieux à Corbas les Taillis / Z.A. Chapotin Ligne de Décines Grand Large à Corbas les Balmes Ligne de Gare de Vénissieux à Mions Bourdelle Ligne de Gare Part-Dieu Vivier-Merle à Sogaris Promotrans Ligne de Vénissieux Parilly - Corbas Jacques Prévert (limite TCL) à Vienne (Les Cars du Rhône) Ligne de Vénissieux Parilly - Corbas Musée de l'aviation (limite TCL) à Chaponnay et/ou Valencin (Les Cars du Rhône)
Toponymie Le nom de la commune viendrait de corbier, dérivé du mot cormier. et non du corbeau.
Histoire
Pendant la majeure partie de son histoire, Corbas est un modeste hameau, marqué par l'activité agricole et sylvicole.
Lors de la Révolution française, il est rattaché à la commune de Marennes, jusqu'en 1860 où les habitants obtiennent l'indépendance de leur commune. Située en bordure de la forêt du Velin, aujourd'hui disparue, ses habitants ont probablement vécu de l'exploitation du bois et des activités connexes.
Au XIXe siècle, un paysagiste venu de Chaponost, Antoine Pitiot, fit planter des mûriers et dota la commune d'une magnanerie. Son fils, Nicolas Pitiot est le premier maire de Corbas en 1860. L'autre fait marquant à cette époque, est la construction du fort de Corbas, maillon de la deuxième ceinture de forts militaires lyonnais.
Le développement de Corbas intervient principalement au tournant des années 1970. Comme toutes les communes de la plaine de Lyon, elle absorbe l'essor démographique de l'agglomération lyonnaise, essentiellement sous la forme d'habitat pavillonnaire. Le premier lotissement est construit en 1960 rue de la Villermé, en contrebas du petit revers de plateau où, autrefois, l'on cultivait la vigne.
La commune accueille par ailleurs une vaste zone logistique et industrielle. En 1975, intervient la fermeture des abattoirs historiques de Lyon dans le quartier de La Mouche. Cela entraîne la création, en 1977, du complexe d'abattoirs-marché à Corbas. Cette activité est renforcée par l'implantation du marché de gros de Lyon qui a déménagé du quartier Perrache en 2009. pour faire place au nouveau quartier de Confluence.
Jusqu'en 1967, Corbas appartenait au département de l'Isère, au sein du canton de Saint-Symphorien-d'Ozon. La commune intègre le Rhône l'année suivante.
Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du RhôneMétropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale.
Politique et administration vignette|L'ancienne mairie, aujourd'hui appelée « mairie 1860 ». Découpage territorial Commune et intercommunalités La commune fait partie de la Métropole de Lyon, dont elle représente environ 2,23 % du territoire et 0,78 % de la population en 2022.
Élections municipales et communautaires Tendances politiques et résultats Corbas compte 33 élus regroupés dans plusieurs groupes politiques.
Depuis 2020, la majorité (26 élus) regroupe les groupes politiques Communiste, Socialiste, Ecologiste, regroupement citoyen, indépendant.
L'opposition est constituée d'un seul groupe politique Droite républicaine, Centre et société civile (7 élus).
Liste des maires