Pleyben est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie Localisation Entre monts d'Arrée et montagnes Noires, Pleyben est limité au nord par la Douffine qui la sépare de Lopérec et au sud par l'Aulne au cours très sinueux en raison de méandres accentués qui sépare Pleyben de Gouézec et Lothey, le pédoncule de Kerluhan (en Châteaulin) étant le plus accentué, mais celui de Tréziguidy, qui sépare Pleyben de Lothey l'est également. Pleyben bénéficie d'un cadre vallonné (entre et d'altitude, le bourg se trouvant vers ) et verdoyant ; la commune fait partie du parc naturel régional d'Armorique. La commune est située à au nord-est de Quimper. vignette|Argilite du carbonifère trouvée à Pont-Keryau en Pleyben. Pleyben est au carrefour de la RN 164, aménagée en voie express, qui est l'axe du centre-Bretagne Rennes - Châteaulin via Loudéac et Carhaix et de la route départementale 785, ancienne route nationale 785, allant de Morlaix à Quimper.

Les habitants sont les Pleybennois et les Pleybennoises. La densité de population est de par en 2006.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Aulne, le canal de Nantes à Brest, le l'Aulne, la Douffine, le ruisseau stêr roudou, le ruisseau de Kerambellec, le Vernic et divers autres petits cours d'eau.

L'Aulne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Lohuec et se jette dans la rade de Brest en limite de Landévennec et de Rosnoen, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de l'Aulne sont données par la station hydrologique située sur la commune de Gouézec. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 372 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1993 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

La canalisation de l'Aulne dans le cadre de la création du canal de Nantes à Brest dans le premier tiers du a entraîné la construction d'écluses : d'amont vers l'aval, les écluses du Vuzid et de Saint-Algon en amont de Pont-Coblant et de Stéreon, de Coat Pont, de Tréziguidy, du Guilliec, de Penn-ar-Pont en aval. Un port fluvial fut aménagé à Pont-Coblant, hameau développé sur les deux rives de l'Aulne, à cheval sur les communes de Pleyben et Gouézec ; son trafic fut important en raison de la proximité de carrières d'ardoise désormais fermées. L'essor de ce hameau fut arrêté aussi par la fermeture du canal à la navigation commerciale dès 1942.

Une station de surveillance des crues de l'Aulne est installée à Pont-Coblantvigicrues.ecologie.gouv.fr . ; la dernière crue très importante a eu lieu le , mais des crues se produisent fréquemment, par exemple fin -début Journal Le Gaulois, . ou le . ou encore le .

Le canal de Nantes à Brest est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable sur une grande partie de son cours, d'une longueur de . Il prend sa source dans la commune de Nort-sur-Erdre et se jette dans la Loire à Nantes.

La Douffine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Brasparts et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Dinéault, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Douffine sont données par la station hydrologique située sur la commune de Lopérec. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 696 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/07/1966 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PleybenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Ségal à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme vignette|Maurice Ménardeau / La place du Marché à Pleyben / Huile sur bois / Vers 1930 / France, collection Calvé-Cantinotti. Typologie Au , Pleyben est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Pleyben, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pleyben - Châteaulin, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66 %), zones agricoles hétérogènes (14 %), forêts (10,4 %), prairies (6,3 %), zones urbanisées (2,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Son nom breton est . [ˈplɛjbən].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Pleiben au et Pleyben dès 1241. Pleyben fut l'une des paroisses primitives de l'ancienne Armorique au et connue d'abord sous le nom de Plebs Yben (« bourg d'Yben », lequel serait un saint breton plus ou moins mythique connu sous les noms de saint Yben ou saint Ethbin) (à l'origine aussi du nom de Pleyber-Christ), le nom étant parfois transcrit au haut Moyen Âge sous les variantes Pleizben ou Pleiben..

Histoire Origines Les origines ne sont pas connues avec certitude, mais la toponymie de plusieurs lieux-dits comme « Le Moustoir » (Ar Moster, le monastère en breton), Le Cloître-Pleyben (nom actuel d'une commune voisine), Lanvézennec, Stang an Abbat (« l'étang de l'abbé »), Ster ar manac'h (« rivière du moine »), Ilisven (« église blanche ») laisse supposer une origine monastique. Selon le cartulaire de Landévennec, Idunet, They et Ethbin auraient quitté l'abbaye de Landévennec pour remonter l'Aulne, le premier s'arrêtant à Châteaulin, y fondant le prieuré de Loc-Yonet ; saint They aurait remonté l'Aulne plus en amont, installant son ermitage à l'emplacement actuel du Vieux-Bourg de Lothey et Ethbin serait allé un peu plus loin, fondant PleybenJoseph Le Jollec, Lothey-Landremel monographie, Le Goaziou, Quimper, consultable https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9eafeb30aafe96eb81f07c776add486b.pdf.

Les Templiers y auraient eu une léproserie à Kerlann (à l'époque nommé Keranclanff) et l'abbaye du Relec possédait des terres dans la paroisse.. La chapelle de Lannélec (anciennement Trefnescop en breton, « quartier de l'évêque » en français) correspondrait à un ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Landévennec.. Par la suite, Pleyben conserva comme trève Le Cloître-Pleyben.

C'était une des paroisses les plus vastes du diocèse de Quimper, incluant au haut Moyen Âge Brasparts et sa trève de Saint-Rivoal ainsi que Le Cloître-Pleyben et ses trèves de Lannédern et Lennon, Saint-Ségal (c'est-à-dire aussi Pont-de-Buis et Port-Launay et même la rive nord de Châteaulin). « La rogue et fière paroisse de Pleiben »Mémoires du chanoine Jean Moreau sur les guerres de la ligue en Bretagne, Chanoine Jean Moreau, Henri Wacquet (publié par), Quimper, 1960 aurait compté parfois jusqu'à , ce qui expliquerait entre autres sa place centrale de vaste dimension.

La devise de Pleyben est « Pleiben war'raok atao » (« Pleyben toujours en avant »).

Avec Le Cloître-Pleyben et Lennon, Pleyben formait le « pays Bidar »., l'un des pays bretons ethnologiques traditionnels, les communes voisines de Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou et Collorec formant le « pays Dardoup ».

Préhistoire et Antiquité Un dolmen (datant du néolithique) existait près de Kerasquer, mais il a disparu, probablement au . Quelques pièces archéologiques du mésolithique ont été trouvées sur le territoire de la commune et un coffre de l'âge du bronze à Roz ar C'hallez (disparu). Des toponymes comme Vuzit et Boixière montrent quelques implantations gallo-romaines.. Un dépôt d'armes en bronze, d'origine celte, a été trouvé à La Boëssière, sur une petite colline dominant l'Aulne..

Du Moyen Âge à 1789

À Bourgell, une enceinte quadrangulaire daterait de l'époque médiévale.

La seigneurie de Trésiguidy (Tréziguidy)