Plogonnec , avec plus de , est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Elle est située à treize km de Quimper et Douarnenez et à quatre km de Locronan.
Géographie Communes limitrophes vignette|left|Carte de la commune de Plogonnec.
Relief et hydrographie
La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik. Elle est à une douzaine de kilomètres de la baie de Douarnenez. La commune connaît des pentes assez fortes, l'altitude du finage communal varie de (versant sud de la « montagne de Locronan ») à dans la vallée du Névet, le bourg étant situé vers , dans une zone de partage des eaux entre le Névet, petit fleuve côtier précité, qui coule vers l'ouest (il se jette dans la Baie de Douarnenez) et le ruisseau du Ris, un de ses affluents de rive gauche, qui sert en partie de limite occidentale à la commune, la séparant de celle du Juch d'une part, et le ruisseau de Kerganape, affluent du Steïr (lequel sert de limite communale orientale de la commune, la séparant de Landrévarzec et Quimper) et sous-affluent de l'Odet, qui coule vers l'est d'autre part.
Le Steir, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Cast et se jette dans l'Odet à Quimper, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques du Steïr sont données par la station hydrologique située sur la commune de Guengat. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 577 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1976 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlogonnecLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Plogonnec est située en contrebas de la partie est de la montagne de Locronan, dite aussi montagne du Prieuré, aux abords de la forêt du Duc (dont la majeure partie, une forêt moussue en raison de sa situation sur son versant nord, se trouve sur le territoire communal de Quéménéven, même si sa partie occidentale appartient à Locronan et si sa partie méridionale, exposée au sud car située de l'autre côté de la ligne de crête, appartient à Plogonnec, la dite ligne de crête culminant à au niveau de la limite communale entre Quéménéven et Plogonnec, mais à pour sa partie située en Locronan.). La forêt ou bois du Névet appartient aussi en partie à la commune de Plogonnec.
Géologie
Le bassin houiller de Kergogne, du nom de la ferme qui se trouve en son centre, s'étend sur une centaine d'hectares ; il date du carbonifère et est traversé à peu près en son centre par la route départementale D 39 allant de Quimper à Plogonnec..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pluguffan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Habitat Le bourg s'est établi au sommet d'un mamelon orienté est-ouest pour des raisons probablement stratégiques ; ce site était originellement protégé par des marais qui l'entouraient au nord, à l'est et au sud, le seul accès direct étant alors côté ouest. Ce site aurait été un lieu de culte pré-chrétien consacré, semble-t-il (même si on ne dispose pas de preuves archéologiques ou historiques certaines), au dieu gaulois Taranis, comme l'atteste encore la présence de deux menhirs sur le placîtreD'après un panneau d'information touristique situé sur place et apposé par la commune de Plogonnec..
De vastes dimensions (plus de ), la commune présente traditionnellement un habitat rural dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux (les plus importants étant ceux de Saint-Albin et du Croëzou) et de fermes isolées et un paysage de bocage. Le bourg, traditionnellement de modeste importance et situé en position relativement centrale au sein du finage communal, s'est étendu depuis la Seconde Guerre mondiale en raison de la création de plusieurs lotissements à son pourtour. La proximité de la ville de Quimper explique la rurbanisation qui a essaimé autour du Croëzou, devenu un véritable village-rue le long de la D 63 et, à un degré moindre, en quelques autres endroits comme la résidence de la Lorette à l'est du finage communal ou le hameau de Landivigneau à l'ouest de celui-ci, mais celle-ci reste limitée.
Transports vignette|Pont-Quéau : le pont routier sur le Steïr (limite communale entre Plogonnec et l'ancienne commune de Kerfeunteun, désormais englobée dans Quimper). Plogonnec est desservi principalement par la D 39 qui vient de Quimper, qui devient la D 63 à hauteur du Croëzou, laquelle dessert plus au nord-ouest Locronan, Plonévez-Porzay et poursuit son tracé en direction de la Presqu'île de Crozon. Une déviation de la D 63 permet à cette route d'éviter désormais le centre du bourg de Plogonnec (par le passé, le bourg de Plogonnec était un relais sur la route entre Quimper et Locronan). La D 56 a un tracé en gros perpendiculaire à la route citée précédemment et, vers le nord-est, permet de relier Plogonnec à la D 770 en direction de Châteaulin et, vers le sud, de relier la commune à Guengat et Plonéis, en direction de Pluguffan et Pont-l'Abbé.
La voie ferrée Quimper-Brest emprunte la vallée du Steïr et, passant à sept reprises (dont une fois en tunnel à l'est du hameau de Kerolivier) d'une rive à l'autre du cours d'eau en coupant les lobes des méandres accentués de celui-ci, écorne les confins orientaux du finage de Plogonnec. Une halte ferroviaire a existé à Pont-Quéau. Mais la gare la plus proche du bourg de Plogonnec était celle de Guengat sur la ligne de Quimper à Douarnenez - Tréboul du temps de son fonctionnement (entre 1884 et 1972 pour le service voyageurs).
Urbanisme Typologie Au , Plogonnec est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,7 %), zones agricoles hétérogènes (35,7 %), forêts (11,5 %), prairies (5,6 %), zones urbanisées (2,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie vignette|150px|Église paroissiale Saint-Thurien, vitrail de saint Thégonnec légendé : "Comment saint Trégonnec fut chassé par les habitants de Tréfeuntec et leur prédit qu'ils seraient toujours pauvres et que tous les chiens enragés du pays passeraient par leur village". La localité est attestée sous les formes suivantes : Plue Gunuc et/ou Pluegunuc au ., Ploe Gonoc. et/ou Ploegonoc en 1203, Ploe Gonohc en 1203, Ploegonoc en 1285, Ploegonec en 1311 et en 1368, Ploeconeuc en 1346, Ploegonnec en 1368 et en 1516, Ploegonec en 1536, Plogonec en 1602, Plougonnec en 1718, Plogonec en 1740, Plogonnec en 1741, Plogonec en 1760, Plogonec en 1771, Plougonnec en 1779 et Plogonnec en 1815.
D'après ce relevé, la graphie Plogonnec apparaît en 1741.
Le nom Plogonnec provient de la langue bretonne, avec l'association de (« paroisse ») et de saint Connec ou Conec (saint Conec ou Conoc, compagnon de Paul Aurélien, dont la forme hypocoristique en vieux breton est Toconoc, devenu Tégonnec (appelé ici Thégonnec) ou saint Égonnec. Mais une autre hypothèse indique que le nom proviendrait de saint Guénoc (ou Conogan), généralement considéré comme le deuxième évêque de Cornouaille.. Selon Divi Kervella, le nom de saint est , anthroponyme que l'on retrouve dans Saint-Connec et Saint-Thégonnec..
D'après la légende, saint Thégonnec, chassé du hameau de Tréfeuntec (en Plonévez-Porzay) dont il était originaire, se replia à Plogonnec qui lui rendit hommage en le prenant comme éponyme.
En breton, le nom est . C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne.
Histoire Préhistoire et Antiquité vignette|La stèle cannelée de l'enclos paroissial (bétyle datant du second Âge du Fer). Sept haches de bronze furent trouvées en 1930 près du manoir de Rubian..
En 1943 le chanoine Pérennès découvrit à environ au nord du bourg de Plogonnec « une pierre sphérique finement taillée de un mètre de diamètre. Les pierres de ce genre (...) étaient l'objet d'un culte païen ; on croit que les fidèles venaient s'y frotter pour s'imprégner de la "vertu" de la pierre »..
Plogonnec était sur le tracé de la voie romaine allant de Quimper (la cité romaine correspondait au faubourg quimpérois actuel de Locmaria) à la presqu'île de Crozon.. En 1930 une tête d'homme sculptée dans du granite, de grandeur naturelle, ainsi que deux meules de pierre, un galet rond servant de concasseur et des tuiles à rebord, furent trouvées dans un champ dénommé Parc-Plogonnec au milieu de substructions gallo-romaines ; la tête était celle d'un homme aux cheveux ondulés cachant à demi les oreilles et coiffé à l'arrière d'une sorte de toque à appendice tombant sur la nuque..
Origines