Neuville-les-Dames est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants s'appellent les Neuvillois.
Géographie Localisation Située entre la région naturelle de la Dombes et celle de la Bresse, Neuville-les-Dames propose un paysage légèrement vallonné et moucheté d'étangs.
Elle se trouve dans un triangle formé par trois villes dont la plus proche est Bourg-en-Bresse distante de . Les deux autres sont Mâcon située à de la commune et Villefranche-sur-Saône qui la sépare de Neuville de .
Communes limitrophes vignette|Localisation de Neuville dans le canton de Châtillon-sur-Chalaronne et dans l'Ain.
Points extrêmes Nord : Catherine, Est : Chambreton, Sud : Les Gouttes, Ouest : Étang Cardon,
Hydrographie Neuville étant situé dans la Dombes, de nombreux plans d'eau sont localisés sur le territoire communal. On trouve aussi quelques rivières et ruisseaux sillonnant autour des étangs.
Cours d'eau vignette|Le Renon. Le cours d'eau le plus important est le Renon, qui traverse l'ouest de la commune du sud au nord en provenance de Romans et en direction de Sulignat et de Vonnas. C'est au centre de cette dernière localité que la rivière se jette dans la Veyle.
L'Irance est une rivière traversant l'est du village qui vient aussi de Romans mais part en direction de Chanoz-Châtenay. Son cours se termine dans la Veyle à Mézériat.
Plans d'eau On dénombre une dizaine d'étangs autour du bourg. Parmi eux peut être cité l'étang Vernay se trouvant entre les hameaux de Marboz et de La Fontaine. Une autre étendue d'eau se trouve au sud de celui-ci.
Autour du hameau de Lappe, quatre étangs de tailles plus ou moins importantes longent la route départementale 64.
Traversé par un petit ruisseau, le lac de la Chassagne comporte une île en son centre et se trouve près du château du même nom où il y a un autre petit étang.
Vers le bois de la Chassagne, de l'autre côté de la route départementale 933, les étangs Gardon et Pertuis se font face.
À l'ouest du bourg, des deux côtés de la route D 64, sept étangs encerclent la poype.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marlieux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de transport et de communication vignette|400px|Voies de communication.
La situation de la commune entre les villes de Mâcon, Villefranche-sur-Saône et de Bourg-en-Bresse lui permet d'être traversée et d'être à proximité d'axes de communication importants aux niveaux départemental et régional.
Axes routiers gauche|vignette|Route D 936 au bourg. En premier lieu, la route départementale 936 est la voie la plus importante. Déclassée en route départementale en 1972, elle faisait partie de la route nationale 436 qui se terminait près du col de la Faucille dans le pays de Gex. Passant par le bourg d'est en ouest, la voie permet de rejoindre Châtillon-sur-Chalaronne et Saint-Trivier-sur-Moignans en se dirigeant au sud-ouest ainsi que l'Étoile et la Capitale qui sont deux hameaux de Montracol, Corgenon (commune de Buellas), Saint-Denis-lès-Bourg et Bourg-en-Bresse en prenant la direction de l'est. Au niveau départemental, l'axe relie Saint-Didier-de-Formans à Dortan.
La deuxième voie traversant le territoire et le bourg est la route départementale 80 qui sépare l'est et l'ouest de Neuville. Par le nord, les automobilistes se dirigent vers Vonnas via le bois de Béost et les communes de Perrex ou de Saint-Cyr-sur-Menthon. En se dirigeant vers le sud, il est possible d'aller vers Romans, Villars-les-Dombes ou Lyon. Au niveau départemental, cette voie relie les communes de Saint-Trivier-de-Courtes au nord et de Villars-les-Dombes au sud.
La route départementale 64 qui passe aussi par le bourg d'est en ouest forme deux tronçons séparés par la route D 936. En prenant la voie par l'ouest, il est possible de rejoindre Saint-Didier-sur-Chalaronne et Thoissey. Par l'est, on peut se diriger vers Condeissiat. Au niveau départemental, cette voie relie Saint-Didier-sur-Chalaronne et Tossiat.
Dernièrement, la route départementale D 80b annexe de la route D 80 est la seule voie départementale partant de Neuville à l'intersection avec la route D 933. Elle se dirige vers le nord-est à Chanoz-Châtenay puis joint la route départementale 26 à Chaveyriat.
Voies ferroviaires vignette|Gare de Neuville. En 1898, la ligne de Jassans à Bourg, gérée par la Compagnie des Tramways de l'Ain et longue de fut ouverte. Elle traversait la route D936 et desservait la gare de Neuville, aujourd'hui détruite. La ligne fermera en 1937, victime du progrès et de l'essor de l'automobile.
Aujourd'hui, aucune voie ne traverse la commune mais la ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-AlpesDépliant PDF de la ligne Mâcon-Bourg-Ambérieu., passe à proximité. Les trains TER de la ligne s'arrêtent à la gare de Vonnas.
Transports en commun La commune est reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr par l'intermédiaire de deux lignes. La première est la ligne 119Horaires ligne 119 sur car.ain.fr qui fait la liaison entre Villefranche-sur-Saône et Bourg-en-Bresse. La ligne 120Horaires ligne 120 sur car.ain.fr relie quant à elle Bourg-en-Bresse à Belleville. Les deux lignes desservent le même arrêt Centre situé aux abords de la route D 99 dans le bourg.
Urbanisme Typologie Au , Neuville-les-Dames est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Chalaronne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,6 %), zones agricoles hétérogènes (19,4 %), prairies (17,1 %), forêts (8,9 %), zones urbanisées (2,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,3 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie vignette|Panneau d'entrée du village.
Origine du nom Le nom de la commune est formé de deux parties : Neuville et Dames. Le nom de Neuville a pour origine le contexte de la construction du village au . En effet, le village primitif de Luyseis, a été brûlé par un incendie et il a été décidé de construire le village à proximité sur une colline, d'où le nom de Neuville ou Villa Nova à l'époque...
Le complément Dames est lié aux chanoinesses nobles suivant la règle de saint Benoît qui ont vécu là jusqu'à la Révolution.
Anciens noms
Luyseis La première référence à cet ancien village date de 1103 dans le recueil des Chartes de Cluny sous le nom de Luseiaco.. Le siècle suivant, différentes références à la localité sont énoncées dont Luyseis et Luseys en 1272 selon Samuel Guichenon dans son Histoire de Bresse et de Bugey. Enfin, à la même période, on trouve Luyseiz dans Topographie historique du département de l'Ain de Marie-Claude Guigue.
Neuville-les-Dames Cette localité étant née à la suite de la destruction de Luyseis, on trouve son nom que depuis le en 1272 sous le nom de Novilla selon lHistoire de Bresse et de Bugey de Guichenon. En 1495, la pancarte des droits de cire mentionne Novavilla..
Puis, en 1536, Guichenon refait référence à Neuville avec Neuville-les-Moynes alors que le pouillé de Lyon évoque Novilla monialium autour de 1587.
Dans le Recueil de chartes et documents pour servir à l'histoire de Dombes de Valentin-Smith et Guigue publié en 1885, Neufville-les-Moines est cité en 1612 alors que Guichenon évoque pour une troisième fois Neuville par l'intermédiaire de Neufville-les-Dames en 1650. Le même auteur cite Neuville-les-Nonnains dans l'''Histoire de la souveraineté de la Dombes en 1662. Selon les cartes de Cassini, Neuville les Dames-Chanoinesses aurait été le nom du village durant un temps au .
Durant la Révolution, afin d'enlever toute référence à l'Ancien régime., Neuville-les-Dames devient Neuville-sur-Renom en référence à l'une des rivières traversant le territoire. Dès 1847, on retrouve Neuville-les-Dames.
Histoire vignette|Maison à encorbellement le long de la rue de la Basse-Bresse. Le village de Neuville est assez récent du fait qu'il a été édifié au à la suite de la destruction complète du village de Luyseis et de son monastère par un incendie, qui était situé sur la rive gauche du Renon, à du bourg actuel. Au départ, la commune s'est érigée autour de l'actuelle de la rue de la Basse-Bresse.
La présence de ce chapitre à Neuville est mentionnée dès 1009. Une bulle de Léon IX de 1050, et une autre de Léon IV de 1245, indiquent qu'il dépend de l'abbaye de Saint-Claude. Durant le Moyen Âge, un prieuré d'hommes relevant cette abbaye s'installe dans le village.