Oissery est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
Les habitants sont appelés les Ostéraciens. Géographie Localisation Oissery est à au nord-est de Paris, et à environ au sud de la Picardie..
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..
Hydrographie
Le réseau hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés : la Thérouanne, longue de ., qui conflue avec un bras de la Marne (F64-4301), ainsi que : un bras de . ; le ru de Brégy, ., affluent de la Thérouanne ; le ru d'Oissery, ., qui conflue avec le ru de Brégy. La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .
vignette|redresse=1.2|center|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier d'Oissery.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Plessis-Belleville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité
vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de localisées sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal d'Oissery comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national..., l'« Étang de Rougemont » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Oissery est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-PathusUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Pathus comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir).
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,7 %), forêts (6,8 %), zones urbanisées (5,5 %)..
Parallèlement, l'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..
Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper dans un établissement public, pour déterminer les parties d’aménagement de l’espace sous la forme d’un SCoT, un document d’orientation des politiques publiques à une grande échelle, à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Roissy Pays de France, approuvé le et porté par la communauté d’agglomération Roissy Pays de France..
La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés par le Géoportail de l'urbanisme..
Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 90,8 % de maisons et 9 % d'appartements.
Parmi ces logements, 95,7 % étaient des résidences principales, 0,1 % des résidences secondaires et 4,2 % des logements vacantsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait t à 86,6 % contre 11,8 % de locatairesStatistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 3 mai 2020 dont, 2,7 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 1,6 % logés gratuitement.
Voies de communication et transports Voies de communication
Transports La commune est desservie par les lignes d'autocars , , , , et du réseau de bus Roissy Est.
Toponymie Oissery aurait pour origine étymologique la forme Oisseriaci, le pays des oseraies (terrains plantés d'osiers) .
Le nom de la localité est mentionné sous différentes formesVoir . : Osseri en 1112. et 1151Archives nationales, L 877, . ; Oxeriacum en 1177 ; Oxiri en 1178Archives nationales, LL 1351, fol. 64 v°. ; Ossiri vers 1180Archives nationales, L 877, . ; Terra de Oseriis en 1189Archives nationales, S 5190b, . ; Oisseriacum en 1222Archives nationales, L 877, . et 1229Bibl. nat., ms. latin 18355, fol. 42. ; Ouseriacum en 1254Archives nationales, MM 894, . ; Oxeriacum en 1257Bibl. nat., coll. Picardie, vol. 314, . ; Oisseriacum et Osseriacum en 1261Bibl. nat., coll. Picardie, vol. 314, nos 21 et 23..
Histoire Les seigneurs d'Oissery Sous l'Ancien Régime, dès le milieu du , Oissery est une châtellenie suzeraine qui relève directement du roi de France. Parmi les seigneurs du lieu, on trouve : deux maréchaux de France ; trois chambellans de roi ;vignette|Maison des Barres, branche aînée des seigneurs d'Oissery. des prévôts de Paris ; un ministre de la marine ; un prince du sang. Huit familles ou maisons se sont succédé à la tête d'Oissery jusqu'à la Révolution.
La maison des Barres
Les membres successifs de la branche ainée de la maison des Barres sont seigneurs d'Oissery. Ces seigneurs, chevaliers et croisés, sont, dans l'ordre, Fredelus (mort vers 1160) suivi de sa descendance agnatique : Guillaume , Guillaume II, Guillaume III et Jean des Barres (d'Oissery) mort en 1289.
Guillaume II s'est illustré à la Bataille de Bouvines (1214), il a été inhumé au Prieuré de Fontaines-les-Nonnes, près d'Oissery.
Jean des Barres est connu de tous les ostéraciens : une rue et le collège de la commune portent son nom ; l'église abrite sa sépulture et sa pierre tombale où il est représenté, entouré de ses deux épouses successives.
La maison de Chabot Marguerite des Barres, deuxième fille de Jean des Barres qui n'a pas d' « hoir mâle », hérite entre autres d'Oissery. Elle épouse, vers 1280, Gérard II Chabot dit « Gérard II de Retz », seigneur de Retz, de Machecoul, etc. En 1285, il participe, avec le roi Philippe III le Hardi, à la croisade d'Aragon. Marguerite lègue à son époux le tiers de tous ses biens fonciers par charte du 28/04/1289. Celui-ci meurt en 1298 sans descendance. Oissery revient alors à Jeanne, sœur de MargueriteD'après .Fernand Labour suppose une fille à Marguerite et Gérard Chabot ; cette fille, Gérarde, semble être pure invention, d'après la généalogie des Chabot..
La maison d'Ivry La généalogie concernant la maison d'Ivry et son lien avec Oissery est en partie incertaine. Jeanne des Barres (†<1310), sœur de Marguerite est supposée hériter d'Oissery. Elle épouse un dénommé Guillaume d'Ivry (Guillaume II ?). Parmi ses descendants, Guillaume III est cité dans le Dictionnaire de la noblesse : « Guillaume III, baron d'Ivry et de Bréval, seigneur d'Oissery et de Saint-Pathus, épouse en 1363 Marie de Montmorency dont le père est maréchal de France »Voir la page sur les Guillaume d'Ivry dans le dictionnaire de la noblesse..
Leur fils aîné, Charles II hérite de ses parents. Il est conseiller et chambellan du roi Charles VI. Il devient Grand- Maître des Eaux & Forêts de France avant 1412 et meurt à la bataille d'Azincourt en 1415.
Mort sans descendance, sa nièce Catherine de Marcilly, devenue baronne d'Ivry, reçoit en héritage, entre autres, la seigneurie d'Oissery-en-Multien.
La maison d'Estoutville La fille de Catherine de Marcilly épouse en 1447 Robert VII d'Estouteville et lui apporte en dot la seigneurie d' Oissery. Robert est donc le premier seigneur d'Oissery appartenant à la maison d'Estoutville. Conseiller et chambellan du roi Charles VII, puis de Louis XI, il devient prévôt de Paris en 1446.
Son fils, Jacques, hérite en 1479 de la chatellenie d'Oissery. Chambellan du Roi et prévôt de Paris après son père, il est le mari de Gillette de Coëtivy, petite-fille de Charles VII et d'Agnès Sorel. Pour l'anecdote, elle lui apporte en dot , somme énorme pour l'époque. Jacques meurt en 1509.
Marie, sa seconde fille, hérite d'Oissery. Elle épouse en 1513 Gabriel de Tourzel d'Alègre.
La maison d'Alègre