Selon les données de l'Istituto nazionale di statistica (ISTAT), l'Italie compte lors du dernier recensement décennal, au 9 octobre 2011, . En 2019, sa population est estimée à , ce qui en fait le troisième pays de l'Union européenne par son poids démographique. C'est le cinquième pays d'Europe par la densité de population (198 habitants/km).
L'Italie vit une crise démographique et sa population diminue malgré un nombre record d'immigrants. En l’absence d'immigration ou de rebond de la natalité, la population de l'Italie devrait diminuer de d'ici 2050 et pourrait passer de d'habitants en 2100.
Longtemps pays à forte natalité dont les jeunes devaient émigrer pour éviter le chômage, l'Italie est devenue en près de vingt ans un pays où le taux de natalité est très bas, inférieur certaines années au taux de mortalité, vieillissant et accueillant de plus en plus d'immigrés ( dont 1 million en situation irrégulière début 2007, soit 7 % de la population, provenant surtout des régions de la Mer Méditerranée et de la mer Noire, c'est-à-dire des Balkans et de l'Europe du Sud-Est).
Selon le rapport annuel de l'ISTAT 2018, la population est estimée à de résidents sur le sol italien, avec 8,4 % d'étrangers (), avec en 2017, en plus par rapport à l'année précédente. L'Italie est le deuxième pays avec le plus de personnes âgées au monde, après le Japon, avec âges pour 100 jeunes. Pour la neuvième année consécutive, les naissances ont diminué et seulement en 2017, soit le nouveau minimum historique. En 2017, également, Italiens se sont installés à l'étranger, notamment au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse et en France. En 2016, sont devenus Italiens et l'ISTAT estime qu'il y en aura en 2017.
Généralités Population : (9 octobre 2011, recensement décennal). Répartition des sexes : en octobre 2011, sur une population de , on comptait et . Commune la plus peuplée : Rome avec résidents. Agglomérations les plus peuplées : Milan, suivie de Naples, puis de Rome.. Commune la moins peuplée : Pedesina, dans la province de Sondrio. Densité la plus élevée : Portici, avec /km.
C'est le pays avec la moyenne d'âge la plus élevée de l'Union européenne (UE) et un de ceux où la fécondité est la plus faible (1,35 enfant par femme en 2006, en légère augmentation après avoir été à 1,29 voire à 1,19 en 1995).
Indice de vieillesse : 135,9 % (le plus élevé de l'UE) (seulement l'Allemagne, la Grèce, l'Espagne, le Portugal, la Slovénie et la Lettonie dépassent 100 %).
Fin 2004, la population était de , en augmentation de par rapport à 2003. Cette augmentation est due pour l'essentiel au solde migratoire (+ ) et non au solde naturel. En 2004, mariages au lieu des de l'année précédente (dont 68 % religieux, alors qu'ils étaient 75,3 % auparavant).
Pendant , à partir de 1965, la fécondité italienne a continuellement baissé pour atteindre le minimum historique de 1,19 enfant par femme en 1995. Le nombre des enfants nés vivants en 2004 a été de (+ par rapport à 2003) et celui des décès de (- par rapport à 2003, année d'une sévère canicule estivale). Les enfants naissent davantage dans le Nord-Est (+ 6,3 %), dans le Nord-Ouest (+ 5 %) et dans l'Italie centrale (+ 5,3 %) que dans les autres macrorégions.
34,6 % de la population réside dans les communes de plus de . Les chefs-lieux de province ont connu une forte croissance démographique, surtout due à l'immigration. Sur les 12 communes de plus de , où habitent d'Italiens (15,3 %), on assiste à une augmentation de la population de + (+0,9 %). À l'exception de Vérone et de Rome, toutes les grandes communes du Nord et du Centre présentent un solde naturel négatif.
Le recensement de 2011 constate qu'il y aurait 1,3 million de « disparus », ce chiffre constitue la différence entre le recensement de 2011 et les estimations basées sur le recensement de 2001, l'accroissement naturel et le solde migratoire ; en 2011, en 2010, en 2009… Ces disparus peuvent s'expliquer soit par une surestimation en 2001, par une sous-estimation en 2011, ou encore par une mauvaise estimation des soldes naturels et migratoires.
Pyramide des âges de l'Italie
Habitants recensés (en milliers)
La pyramide des âges (les femmes à droite, les hommes à gauche) a une forme de sapin de Noël, typique des populations vivant la dénatalité et en voie de vieillissement accéléré. La pyramide est fort semblable à celles de l'Espagne et de l'Allemagne. On peut constater que les personnes âgées de sont plus nombreuses que les enfants de moins de .
Le vieillissement serait plus manifeste encore sur une pyramide dessinée sur base des seuls citoyens italiens, donc à l'exclusion des étrangers dont la forte natalité contribue à gonfler le nombre des jeunes enfants.
Crise démographique En 2017, la population italienne a chuté de malgré un nombre record d'immigrants. Depuis au moins trente ans, les naissances ne cessent de diminuer.
En 1946, les Italiennes donnaient le jour à trois enfants en moyenne. En 2017, ce chiffre est tombé à 1,34 enfant. Pour Olivier Tosseri, journaliste aux Échos, l'Italie se meurt. Les naissances connaissent une « chute drastique » depuis une vingtaine d'années. Les jeunes sont une « espèce en voie d'extinction » en Italie.
En 2019, l'Institut national de statistique italien (Istituto nazionale di statistica - ISTAT) tire la sonnette d’alarme.. Selon l'ISTAT 45 % des femmes âgées en n’ont pas encore eu d’enfant. Un enfant sur cinq a au moins un parent étranger et la population italienne n’augmente plus que par l'immigration. Au janvier 2019, la population d’origine étrangère comptait plus de de résidents, soit 8,7 % de la population de la péninsule.
En l’absence d'immigration, la population de l'Italie devrait diminuer de d'ici 2050.
Le vieillissement de la population (l'augmentation de la part des personnes âgées) est la conséquence de la chute de la natalité et de l'allongement de l'espérance de vie. Il pose la question de la prise en charge des personnes âgées. Le phénomène des badanti, auxiliaire de vie souvent immigrées vivant au domicile des personnes âgées, peut être vu comme l'une des réponses au défi du vieillissement.
À partir de , un , forme d'allocation familiale, est versé pour chaque enfant du septième mois de grossesse à 21 ans, dans le but de relancer la natalité..
Principales aires métropolitaines (agglomérations)
N°VilleAgglomérationAire urbaine métropolitaineSuperficie. (en km) 1 Rome 2 Milan 3 Naples 4 Turin 5 Palerme 6 Catane 939 7 Florence 8 Gênes 9 Bari 10 Bologne 11 Cagliari 12 Venise 13 Messine 14 Reggio de Calabre 15 Trieste 212|
Mouvement naturel de la population
+Sources..AnnéePopulation janvierNaissancesTaux natalitéen ‰Taux féconditéNbre de décès Taux mortalitéen ‰195218,1 2,33 10,11955 18,0 2,33 9,2 1960 18,3 2,41 9,5 1965 19,5 2,66 9,9 1970 17,0 2,43 9,8 1975 15,1 2,21 10,0 1980 11,6 1,64 9,9 1985 10,4 1,42 9,7 1990 10,2 1,33 9,5 1995 9,1 1,18 9,6 2000 9,4 1,24 9,6 2005 9,5 1,32 9,7 2010 9,5 1,46 9,8 2015 8,0 1,38 10,7 2020 404 892 6,8 1,24 12,5 2021 400 249 6,7 1,25 701 346 11,8 2022 399 333 6,8 1,24 715 077 12,1 2023 379 339 6,4 1,22 654 242 11,1
Taux de fécondité par région
En 2008, la fécondité italienne affiche une légère remontée, poursuivant ainsi un mouvement entamé il y a une douzaine d'années : 1,45 enfant par femme. C'est le niveau le plus élevé enregistré depuis . Le minimum historique avait été de 1,19 en 1995. Cette légère remontée est due à l'explosion de l'immigration constatée dès la fin des années 1990.
Mais l'évolution de la fécondité est loin d'avoir été identique dans les différentes régions du pays. Ainsi, alors que le nombre moyen d'enfants par femme se redressait de manière importante (de 20 à 30 %) en Italie du Nord et en Italie centrale, la fécondité des femmes du Mezzogiorno (Midi ou Italie du Sud) continuait encore à diminuer, comme le montre le tableau suivant :
+Taux de fécondité..Région1960196519701975198019851990199520062010Italie du Nord1,952,352,141,931,351,171,121,051,391,52Italie centrale2,042,352,162,001,491,271,211,071,341,44Mezzogiorno3,183,252,972,692,201,871,711,411,331,38Total Italie2,412,662,432,211,681,451,361,191,371,46
Parmi les régions, c'est toujours le Trentin-Haut-Adige qui mène au niveau de la fécondité (avec 1,54 enfant par femme). Cette région est suivie de la Campanie (1,45), puis de la Lombardie (1,41) et de la Sicile (1,41). Ce sont les seules régions à afficher une fécondité supérieure à la moyenne nationale.
Quant aux régions les moins fécondes, ce sont la Sardaigne (1,06), le Molise (1,17) et la Basilicate (1,18).
Naissances en Italie par nationalité de la mère
La part de l'immigration dans le renouvellement de la population progresse en Italie. Ainsi, la proportion des naissances où au moins un des parents est étranger est passé de 13 % en 2005 à 20,7 % en 2015 et 22 % en 2019 . La part des naissances où les deux parents sont étrangers a augmenté de 9,4 % en 2005 à 14,8 % en 2015, 15% en 2019). +Naissances en Italie par nationalité de la mèrehttp://www.istat.it/en/files/2015/11/EN_Births_Fertility-2014.pdf?title=Birth+and+fertility+-+27+Nov+2015+-+Full+text.pdfhttps://www.istat.it/it/files/2017/11/Report-Nascite-e-fecondità.pdf?title=Natalit%C3%A0+e+fecondit%C3%A0++-+28%2Fnov%2F2017+-+Testo+integrale+e+nota+metodologica.pdf2008201420152016201720182019https://www.istat.it/it/files//2020/12/REPORT-NATALITA-2019.pdf2020https://www.istat.it/it/files/2021/12/REPORT-NATALITA-2020.pdf2021https://www.istat.it/it/files//2022/12/report-natalita-2021.pdfTotal naissancesNaissances où au moins un parent est étrangerNaissances où les deux parents sont étrangersNaissances où les deux parents sont Italiens Naissances de mère originaire de Roumanie Naissances de mère originaire du Maroc Naissances de mère originaire d'Albanie https://www.istat.it/it/files//2018/11/Report_Natalita_fecondita.pdf
Naissances où les deux parents sont étrangers
+Pays de naissance des enfants dont les deux parents sont étrangershttp://demo.istat.it/altridati/IscrittiNascita/2014/T1.12.pdfhttp://demo.istat.it/altridati/IscrittiNascita/2017/T1.11.B.pdf201420152016201720182019.2020.2021.Total
+Mouvements de la population par région ISTAT - Annuario statistico italiano 2006.AnnéeRégionNaissancesNbre de décès Solde naturelExcédent migratoirePopulation 31-122002Données nationales-19 1952003-42 40520042005-13 2822006Piémont -9 549Val d'Aoste 8 826 Lombardie Trentin-Haut-Adige Vénétie Frioul -3 321 Ligurie -8 946 Émilie -6 073 Total Italie du nord-10 292Toscane -8 220 Ombrie -1 696 Marche -2 052 Latium Total Italie centrale-7 993Abruzzes -2 136 Molise -1 138 305 Campanie -15 844 Pouilles -6 675 Basilicate -709 -2 039 Calabre 914 -7 277 Sicile -4 312 Sardaigne -617 Total Mezzogiorno-24 833Total Italie
Population des provinces italiennes
Langues
Selon les dispositions de l'article 6 de la Constitution de l'Italie, confirmées par une loi du , la langue et la culture des populations albanaises, catalanes, allemandes, grecques, slovènes et croates ainsi que celles parlant le français, le francoprovençal, le frioulan, le ladin, l'occitan et le sarde sont protégées. Le français est aussi langue officielle dans la Vallée d'Aoste, l'allemand et le ladin sont officiels dans le Trentin-Haut-Adige. Dans le Frioul-Vénétie Julienne : le frioulan, le slovène et l'allemand. Le sarde et le piémontais ont un statut protégé respectivement en Sardaigne et au Piémont.
Italien (officiel) ; Allemand (officiel au Haut-Adige, 1991 : germanophones et italophones) ; protégé au Frioul-Vénétie Julienne, dans des "îlots" montagneux de la province d'Udine (Timau, Sauris, Pontebba) ; Français (officiel en Vallée d'Aoste). Le francoprovençal n'a pas de statut reconnu. Il est parlé non seulement en Val d'Aoste, mais aussi dans plusieurs hautes vallées du Piémont ; Slovène, protégé au Frioul-Vénétie Julienne, (à Trieste-Gorizia, dans le Val Resia en province d'Udine) ; Sarde (Sardaigne), reconnu et protégé ;