L est la sélection de joueurs de football japonais représentant le pays lors des compétitions régionales, continentales et internationales sous l'égide de la Fédération japonaise de football.
La sélection du Japon est considérée comme une des équipes les plus importantes d'Asie. Elle se qualifie en 2026 pour sa Coupe du monde d'affilée.
Lors de la Coupe du Monde organisée en 2022 au Qatar, elle atteint le stade des huitièmes de finale, un stade qu'elle avait auparavant atteint à trois autres reprises, en 2002, 2010 et 2018. Elle est à ce titre la nation asiatique ayant réussi à franchir le plus grand nombre de fois le premier tour d'une Coupe du monde.
Le Japon remporte la Coupe d'Asie des nations à quatre reprises, le record en la matière, en 1992, 2000, 2004 et 2011. À ce palmarès on doit ajouter une place d'honneur en Coupe des confédérations, finaliste de l'édition 2001.
Histoire Des débuts modestes
Le football fait son apparition au Japon à la fin du , importé dans l'archipel par des marins et expatriés britanniquesPremier Âge, La fabuleuse histoire du football japonais (Pandanet) How football went Japanese, BBC. Une première équipe représentant le Japon fait ses débuts lors du tournoi de football des Jeux de l'Extrême-Orient de 1917, organisés à Tokyo, l’équipe de L’histoire de l’équipe du Japon de football, Nippon.com, le 12 juin 2014. Ses adversaires sont la République de Chine et les Philippines, deux équipes existant depuis 1913. Le 9 mai, la sélection s'incline sèchement face à la Chine (0-5). Le lendemain, elle enregistre la plus large défaite de son histoire contre les Philippines (2-15) Far Eastern Games, RSSSF.
La Fédération japonaise de football n'étant cependant fondée qu'en 1921. Cette dernière ne reconnait pas les matchs antérieurs à sa création et considère que la sélection japonaise fait ses débuts officiels aux Jeux de l'Extrême-Orient de 1923. Le à Osaka, les Japonais s'inclinent contre les Philippins (1-2) Japan International Matches, RSSSF. Leur premier succès ne survient que le à Shanghai, face aux Philippines encore (2-1), pour la des Jeux de l'Extrême-Orient.
La Fédération est affiliée à la FIFA en 1929. L'équipe du Japon fait ses débuts hors d'Asie aux Jeux olympiques en 1936 à Berlin. En huitième de finale du tournoi, les Japonais, menés 0-2 à la pause, créent la surprise en l'emportant contre la Suède (3-2), le « miracle de Berlin ». Ils ne peuvent rien en quart de finale contre l'Italie, alors la meilleure équipe au monde (0-8)Tournoi olympique de football Berlin 1936, FIFA.com. Vingt ans plus tard, le Japon concourt de nouveau au tournoi olympique de Melbourne mais s'incline au premier tour contre le pays hôte, l'Australie (0-2)Tournoi olympique de football Melbourne 1956, FIFA.com.
La Fédération japonaise est un membre fondateur de la Confédération asiatique de football (AFC) en 1954. Elle n'inscrit pourtant pas son équipes aux premières éditions de la Coupe d'Asie. Pour la Coupe du monde la sélection tente sa chance en 1954 et en 1962, mais est à chaque fois éliminée en phase préliminaire continentale par la Corée du Sud, dont le Japon est l'ancienne puissance colonialeJapon VS République de Corée - Naissance d'une rivalité, FIFA.com World Cup 1962 Qualifying, RSSSF.
Le football connait dans l'archipel un regain de popularité lors des Jeux olympiques de Tokyo en 1964, réservés aux joueurs amateurs. Les Japonais passent le premier tour grâce à une victoire de prestige sur l'Argentine (3-2), au sein d'un groupe où l'Italie a déclaré forfait, avant de s'incliner en quart de finale face à la Tchécoslovaquie (0-4)Tournoi olympique de football Tokyo 1964, FIFA.com. L'année suivante, un championnat national amateur est lancé, la Japan Soccer League, qui connait assez vite un succès populaire.
Dans le cadre des qualifications pour les Jeux de 1968, les Japonais connaissent leur plus large victoire contre les Philippines, le , à domicile sur le score de 15 buts à 0. Qualifié pour le tournoi, le Japon y crée la surprise en devançant le Brésil et le Nigeria au premier tour avant d'écarter la France en quart de finale (3-1). Battu par la Hongrie en demi-finale, le Japon remporte la médaille de bronze en prenant le dessus sur le Mexique, pays hôte, lors du match pour la (2-0). Kunishige Kamamoto est le meilleur buteur du tournoiTournoi olympique de football Mexico 1968, FIFA.com.
La fédération s'inscrit finalement pour les Coupes d'Asie de 1968 Asian Nations Cup 1968, RSSSF et 1976 Asian Nations Cup 1976, RSSSF, sans succès cependant (éliminé en phase préliminaire). À partir de 1970, elle s'inscrit systématiquement à la Coupe du monde mais la sélection ne parvient pas à se qualifier pour la phase finale, étant dominée tour à tour par la Corée du Sud, l'Australie World Cup 1970 Qualifying, RSSSF, Israël World Cup 1974 Qualifying, RSSSF World Cup 1978 Qualifying, RSSSF, la Corée du Nord World Cup 1982 Qualifying, RSSSF, etc.
L'affirmation au niveau continental (1988-1996)
En 1984, les Jeux olympiques s'ouvrent aux joueurs professionnels. Prenant la suite, la Japan Soccer League, dont l'intérêt populaire s’essouffle, s'ouvre officiellement au professionnalisme en 1986, ce qui permet le retour au pays du premier footballeur professionnel japonais, Yasuhiko OkuderaOkudera rapproche les continents, FIFA.com. Il est bientôt décidé de mettre en place un championnat complètement professionnel, comme la Corée du Sud l'a fait en 1983 : la J. League, officialisée en , démarre en et connaît immédiatement un grand succès.
L'effet sur la sélection est rapide. La sélection japonaise participe à sa première Coupe d'Asie des nations en 1988 au Qatar. Elle est cependant sortie dès le premier tour de la phase finale, après un match nul contre l’Iran et trois défaites contre la Corée du Sud, les Émirats arabes unis et le Qatar Asian Nations Cup 1988, RSSSF.
En 1992, le Japon est pays hôte de la Coupe d'Asie. Forte de sa première expérience, la sélection passe le premier tour, bat en demi-finale la Chine (3-2 après prolongation) et remporte enfin le trophée contre le tenant du titre, l’Arabie saoudite (1-0, but de Takuya Takagi dès la ). Kazuyoshi Miura est élu meilleur joueur du tournoi Asian Nations Cup 1992, RSSSF.
En tant que champion d'Asie, le Japon est invité en 1995 à la Coupe du Roi Fahd (future Coupe des confédérations) mais s'y incline lourdement face au Nigeria (0-3) et à l'Argentine (1-5), autres champions continentaux. En 1996, la sélection, tenante du titre, réussit à passer le premier tour en terminant en tête de son groupe, mais s’incline 2-0 en quarts de finale contre le Koweït Asian Nations Cup 1996, RSSSF.
Pendant cette période, le Japon ne parvient à se qualifier à aucune Coupe du monde de football, malgré l'élargissement progressif du nombre de places accordées aux sélections asiatiques. Au bout des qualifications pour la Coupe du monde de football 1994 aux États-Unis, les Japonais ont l'occasion de s'assurer enfin leur billet pour le tournoi. Ils prennent l’avantage par Kazuyoshi Miura, l’Irak égalise juste avant la mi-temps puis Masashi Nakayama redonne l’avantage aux siens. À la , l’Irak égalise sur corner. Le match nul (2-2) élimine les Japonais de la course, au profit de la Corée du Sud. Le match est connu comme la « tragédie de Doha »Japon VS Irak - Le Japon à un Doha du rêve..., FIFA.com.
Le niveau mondial (1998-2006)
Bénéficiant de l'éclosion du jeune meneur de jeu Hidetoshi Nakata, parfaitement secondé par Hiroshi NanamiNanami, pied gauche et esprit droit, FIFA.com, les Japonais parviennent enfin à se qualifier pour la Coupe du monde de 1998 en France, après une victoire héroïque contre l'Iran (3-2) en match de barrage16 novembre 1997 : Nakata ouvre la voie, FIFA.com. Mais trop inexpérimentés, ils quittent la compétition sur trois courtes défaites contre l’Argentine (0-1), la Croatie (0-1), et la Jamaïque (1-2).
En vue de « sa » Coupe du monde, coorganisée avec la Corée du Sud, la fédération japonaise décide de recruter un entraîneur étranger dont l'objectif assigné est de passer le premier tour. Le choix se porte sur le Français Philippe Troussier. Le Japon est invité par la CONMEBOL à participer à la Copa América 1999 au Paraguay, où il est éliminé dès le premier tour après deux défaites et un match nul. Un an plus tard, la formation de Troussier remporte la Coupe d’Asie au Liban, pour la deuxième fois de son histoire, en écartant tour à tour l'Irak, la Chine et l'Arabie saoudite. Hiroshi Nanami est élu meilleur joueur du tournoi, Akinori Nishizawa est co-meilleur buteur. Un an avant le grand rendez-vous, le Japon atteint la finale de la Coupe des confédérations, en battant notamment le Cameroun et l'Australie et en accrochant le Brésil. Elle s'y incline de justesse face à la France (0-1)Coupe des Conféderations, Corée/Japon 2001 : L'Extrême-Orient sourit aux Bleus, FIFA.com. Malgré ces bons résultats, Troussier nourrit des rapports tumultueux avec une presse locale très exigeante, qui le jugent arrogantAscendant Japon, Libération, 4 juin 2002.
vignette|Ancien logo. Lors de la Coupe du monde, la sélection japonaise répond aux attentes de ses supporteurs en sortant en tête de son groupe. Après le match nul initial contre la Belgique (2-2)Le Japon attrape la fièvre, Libération, 5 juin 2002, qui apporte au Japon le premier point de son histoire en Coupe du monde, les joueurs de Troussier battent la Russie (1-0) puis la Tunisie (2-0)Japon en huitièmes et au septième ciel, Libération, 15 juin 2002. En huitième de finale, ils affrontent la Turquie. Menés précocement à la suite d'un but de Ümit Davala, les Japonais poussent tout le match mais ne parviennent pas à égaliserLa Turquie rejoint le Sénégal, aujourdhui.maLes rêves nippons douchés par les Turcs, Libération, 19 juin 2002.
Après le tournoi, Troussier laisse la place au Brésilien Zico. En , le Japon vient disputer la Coupe des confédérations en France mais est éliminé dès le premier tour après des défaites face au pays hôte (1-2) et à la Colombie (0-1). Sa sélection, rajeunie, conserve son titre continental en 2004, en battant la Chine, pays organisateur, en finale (3-1)Le Japon conserve son titre à la Coupe d'Asie des nations, Réseau des sports, 7 août 2004. Le tournoi avait pourtant été difficile jusque-là avec des victoires difficiles face à la Jordanie et Bahreïn. Shunsuke Nakamura est élu meilleur joueur du tournoi Asian Nations Cup 2004, RSSSF. Zico et ses joueurs sont par conséquent invités à la Coupe des confédérations suivante, en Allemagne, où ils sont devancés au premier tour par le Brésil à la différence de buts.
La formation de Zico passe à côté de la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Dans un groupe comprenant le Brésil, tenant du titre, le premier match face à l’Australie s'annonce décisif. Alors qu'ils mènent à dix minutes du terme, les Japonais sont submergés et s'inclinent (1-3)Tim Cahill, un héros chez les Socceroos, linternaute.com. Un match nul et vierge contre la CroatieLe Japon et la Croatie se neutralisent, dhnet.be et une dernière défaite face au Brésil (1-4), malgré l'ouverture du score japonaise, condamnent la sélection au dernier rang.
Sur le toit de l'Asie (2006-2011) thumb|Makoto Hasebe contre le Ghana en 2009. thumb|Match Qatar-Japon qualificatif pour la Coupe du monde 2010.
Malgré la déception de 2006, l’équipe du Japon s'impose comme l'une des meilleures équipes de football du continent asiatique, avec la Corée du Sud. Depuis la réussite de Hidetoshi Nakata en Italie, le recrutement de Japonais par les clubs européens se multiplient, à l'exemple de Daisuke Matsui en France. Le départ à la retraite de Nakata est compensé par la confirmation du talent de Shunsuke Nakamura.