Le tramway de la Savoie est un réseau de chemin de fer à voie étroite (60 centimètres) organisé en étoile autour de la gare de Chambéry, en Savoie.
Créé par l’entrepreneur Philippe Cartier-Million originaire de La Motte-Servolex, le réseau est ensuite exploité par le conseil général de la Savoie, qui le réorganise et l’administre en régie. Déficitaire dès les premières années, il disparait définitivement en , remplacé par un électrobus entre Chambéry et Chignin ou par des services d’autocars sur les autres sections.
Histoire
Société anonyme des tramways de Savoie Inspiré par la voie étroite, , du chemin de fer Decauville de l'Exposition universelle de Paris de 1889, l'entrepreneur motterain Philippe Cartier-MillionJohannès Pallière, Le lac du Bourget : Lac majeur de France, La Fontaine de Siloé, 2003 pp. 333-334 lire en ligne (consulté le 24 juin 2010)., constitue à la fin des années 1880 la société anonyme des tramways de Savoie. Elle obtient la concession d’une ligne entre Chambéry et La Motte-Servolex en .
Le premier tramway est mis en service sur cette section en .
D'autre part, une concession est accordée par l'État à Messieurs Favre, Bastin et Grosset pour un tramway entre Chambéry et Challes-les-Eaux construit à l'écartement métrique. Ces derniers sont concessionnaires du Tramway de Pontcharra à la Rochette et Allevard et du tramway d'Aix-les-Bains. Ils fondent une société anonyme qui fusionne avec celle des Tramways de Savoie le . Messieurs Bastin et Grosset deviennent administrateurs.
La ligne est ouverte entre Chambéry et Challes-les-Eaux en construite à l'écartement de 60 cm pour qu'elle se raccorde au réseau existant.
Des extensions sont réalisées sous la forme de deux nouvelles lignes vers Cognin en et Le Bourget-du-Lac en . Cette même année, la compagnie dépose le bilan.
Régie du département de la Savoie La gestion du réseau est reprise par le conseil général de la Savoie, qui le réorganise et l’administre d’abord sous séquestre. Puis le décret du , autorise le département à prendre la gestion du réseau en « régie directe ».
En 1929, la section comprise entre Challes-les-Eaux et Saint-Jeoire-Prieuré est supprimée. Le tramway retrouve son terminus initial de 1905, devant le casino de la station thermale.
À partir de , un électrobus est testé entre les gares de Chambéry et de Chignin, puis définitivement mis en service trois mois plus tard, le .
Cela entraine la disparition du chemin de fer sur la ligne de Challes-les-Eaux : les locomotives sont remisées au dépôt de Chambéry et les rails retirés sont entreposés sur le flanc ouest du hangar de l’aérodrome de Challes-les-Eaux puis vendus à l’entreprise chambérienne Barlet-Ravier le . La ligne Chambéry-Challes-les-Eaux est définitivement déclassée par décret le suivant.
La décision de fermeture totale du réseau intervient le , elle est effective le .
Lignes thumb|Plan du réseau.. À son apogée. le réseau s'étend sur . Chambéry - La Motte-Servolex, , ouverture en 1892, fermeture en 1932 Chambéry - Chignin, : Chambéry - Challes-les-Eaux, , ouverture en 1897, fermeture en 1930 Challes-les-Eaux - Saint-Jeoire, , ouverture en 1905, fermeture en 1929 Saint-Jeoire - Chignin, : ouverture en 1905, fermeture en 1907, Chambéry - Pont Saint-Charles,(Cognin) : ouverture en 1906, fermeture en 1910, Chambéry - Le Bourget-du-Lac, : ouverture en 1910, fermeture en 1932.
Matériel roulant
Locomotives Les locomotives utilisées ont été les suivantes : , de type 030T, livrée le par Corpet-Louvet, , « Challes-les-Eaux » , poids à vide ; ; , de type 030T, livrée en 1905 par Buffaud & Robatel « La Motte Servolex », poids à vide ; , de type 030T, livrée le par Corpet-Louvet, , « La Motte Servolex » , poids à vide ; ; , de type 030T, livrée en 1905 par Buffaud & Robatel « Savoie » , poids à vide ; , de type 030T, livrée en 1905 par Buffaud & Robatel , poids à vide ; , de type 030T, livrée en 1905 par Buffaud & Robatel, poids à vide ; , de type 020T, livrée en 1910 par Orenstein & Koppel, , , de type 020T, livrée en 1910 par Orenstein & Koppel, , , de type 030T, livrée en 1912 par Pinguely, , poids à vide ; , de type 020T, 1892,Weidknecht, chaudière SLM, 553 ; , de type 020T, 1892, Weidknecht, , de type 020T, 1893, Weidknecht, , de type 020T, 1893, Weidknecht,
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
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