Le français est une langue indo-européenne de la famille des langues romanes dont les locuteurs sont appelés « francophones ».

Le français est la sixième langue parlée au monde après l'anglais, le mandarin, l'hindi, l'espagnol et l'arabe.. Elle se classe deuxième parmi les langues étrangères les plus fréquemment enseignées à travers le monde, et est la troisième langue des affaires et du commerce. Elle est également la quatrième langue utilisée sur Internet après l'espagnol, le mandarin et l'anglais...

En 2025, de personnes s'instruisent en français dans le monde..

Selon l'Observatoire démographique et statistique de l'espace francophone (ODSEF) de l'Université Laval et l'Observatoire de la langue française de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), en 2024, le français est la sixième langue la plus parlée au monde, avec . de locuteurs représentant 4,2 % de la population mondiale (1 personne sur 24). en font un usage quotidien, soit 3,3 % de la population mondiale (1 personne sur 30). Ce nombre de de francophones devrait approcher les en 2050 selon l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)., soit 8 % de la population mondiale (1 personne sur 12). 85 % de ces francophones seront établis en Afrique, du fait de la forte croissance démographique de ce continent.

Les chiffres avancés par l'OIF sont contestés, notamment en raison des méthodes de calcul utilisées et de la définition du terme « francophone ». Selon les auteurs d'un ouvrage publié en 2017 qui dresse un portrait exhaustif de la francophonie dans le monde, une estimation crédible des francophones réels, c'est-à-dire qui utilisent le français quotidiennement comme langue maternelle (FLM) ou seconde (FLS), se situerait autour de , ce qui placerait le français au neuvième rang des langues les plus parlées comme langue maternelle ou seconde..

Dans le monde à compter du , vingt-six États ont le français comme langue officielle. C'est une des six langues officielles ainsi qu'une des deux langues de travail de l'Organisation des Nations unies (ONU).. Le français est une langue officielle ou de travail de nombreuses organisations gouvernementales internationales, parmi lesquelles l'Union postale universelle (UPU) ou les trois autorités mondiales de régulation du système métrique. Il est aussi langue officielle ou de travail de nombreuses organisations gouvernementales régionales, telles que l'Union africaine (UA) ou l'Union européenne (UE), et est aussi langue officielle ou de travail de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) internationales, comme le Comité international olympique (CIO) ou le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Grâce à sa présence sur tous les continents et du fait qu'elle est l'une des langues officielles de l'ONU ainsi qu'une de ses langues de travail, le français figure parmi les langues les plus influentes du monde..

Origines : vocabulaire et étymologie

Formation du français

La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un doublon de même étymologie, l'un ayant évolué à travers les siècles à partir du latin populaire tandis que l’autre est emprunté directement au latin classique : métier/ministère, façon/faction, raide/rigide, froid/frigide, frêle/fragile, rançon/rédemption, raison/ration, poison/potion, chance/cadence Souvent l'invention de mots à partir d'un mot bien français passe par un emprunt à sa forme en latin classique : mère/maternel, frère/fraternel, cheveu/capillaire, foi/fidèle, œil/oculaire, sûr/sécurité, siècle/séculaire Un changement de paradigme. en étymologie romane remplace la méthode traditionnelle fondée sur les données du latin écrit par celle de la méthode comparative, dans le but de rebâtir l'étymologie proto-romane du noyau commun du lexique héréditaire roman, nuançant ainsi l'idée selon laquelle Depuis la table ronde « È oggi possibile o augurabile un nuovo REW ? » organisée lors du Congrès de linguistique romane de 1951, la communauté des linguistes romanistes caressait l'espoir de la mise sur le chantier d'un nouveau dictionnaire étymologique panroman sur le modèle du REW (Romanisches Etymologisches Wörterbuch) de Meyer-Lübke. En janvier 2008, il s'est constitué une équipe internationale, surtout franco-allemande (autour du FEW à l'ATILF et du LEI à l'université de la Sarre), qui se propose de rebâtir l'étymologie du noyau commun du lexique héréditaire roman (quelque 500 étymons) selon la méthode de la grammaire comparée-reconstruction – méthode jugée jusque-là peu rentable en romanistique en raison du témoignage massif du latin écrit – et d'en présenter l'analyse phonologique, sémantique, stratigraphique et variationnelle sous une forme lexicographique-informatique ; le résultat marquera la première étape du Dictionnaire étymologique roman (DÉRom). Le projet nourrit aussi un dessein plus vaste, qui lui est consubstantiel ; dès son origine, il s'est en effet fixé trois objectifs, qui sont autant d'enjeux stratégiques : changement de paradigme, fédération des forces vives et formation de la relève en étymologie romane. Le DÉRom est donc plus qu'un dictionnaire : c'est aussi un mouvement. Le projet apparaît en effet comme le vecteur d'un changement de paradigme en cours en étymologie romane, où la méthode traditionnelle, fondée, en définitive, sur les données du latin écrit, est en passe d'être remplacée par celle de la méthode comparative. Le DÉRom a bénéficié d'un vaste mouvement d'adhésion parmi les romanistes ; il mobilise aujourd'hui plus de cinquante chercheurs implantés dans douze pays européens. Le projet joue ainsi un rôle fédérateur au sein d'une communauté scientifique qui se présentait auparavant de manière assez fortement dispersée. Enfin, la formation de la relève est un des objectifs déclarés du projet, car à l'heure où le paysage de la recherche européenne est soumis à des restructurations en profondeur, il paraît important d'œuvrer pour la sauvegarde et le développement du savoir-faire en étymologie romane – non seulement en Allemagne et en France, mais partout en Europe.

On ignore jusqu'à quel point la langue gauloise a pu influencer le français. Son apport lexical se réduirait à une centaine de mots, tels que char/charrue, mouton, crème, dont une partie proviendrait d'emprunts du latin au gaulois. L'étymologie de ces expressions n'est d'ailleurs pas toujours assurée. Quant à son influence sur la syntaxe et la prononciation, elle est également indéterminée. Ces langues gauloises sont soumises à de fortes influences celtes. Elles ont aussi apporté des évolutions phonétiques spécifiques, tel le son u, ou le suffixe -ons à la première personne du pluriel. Puis, la conquête franque, et plus largement germanique, a enrichi la langue d'un bon millier de termes, comme dans le domaine de la guerre (guerre, butin, galoper, éperon, hache, heaume...) ainsi que d'autres évolutions phonétiques, comme le h "aspiré" (haine, harnais, hêtre...).

Le francique, en tant que substrat, a laissé également quelques mots importants (gris, blanc, blond, bleu), et aurait fortement influencé la prononciation du protofrançais, puis des langues d'oïl.

Les termes utilisés au Moyen Âge pour désigner les langues d'oïl dans leur ensemble sont franceis (dès le ), puis françois et roman (essentiellement jusqu'au ). Il est notable que les termes normand, picard, lorrain, bourguignon n'apparaissent jamais dans les textes médiévaux avant le pour désigner les variantes de l'ancien français, attestant du sentiment d'unité linguistique du Nord du royaume durant la période médiévale. Ainsi, l'historien normand Wace, dans son Roman de Rou, utilise concurremment les termes de franceis et rumanz, mais pas celui de « normand » ; de même, le romancier médiéval Chrétien de Troyes, d'origine champenoise, désigne sa langue comme la « langue françoise ». Le terme de « français » n'est donc nullement limité à la langue du seul domaine royal. De la même façon, si le terme de « Français » désigne essentiellement les habitants des terres situées sous le contrôle direct du roi par opposition aux Normands, Bourguignons ou Picards, cet usage n'est pas exclusif ; ainsi, la tapisserie de Bayeux désigne les troupes du duc de Normandie parties conquérir l'Angleterre en 1066 sous le terme latin générique de Franci (les Français) et non de Normanni, ces troupes étant originaires de tout le Nord du royaume. L'emploi de ces usages concurrents n'est pas sans créer des ambiguïtés dans les textes médiévaux ; ainsi, Roger Bacon, désignant le français sous le terme latin de lingua Gallicana (traduisible par « langue française »), indique qu'elle est parlée à la fois par les Picards, les Bourguignons, et les Français « purs » (puros Gallicos), c'est-à-dire les Français du domaine royal, par opposition à un terme plus générique de Gallicos, Français, comprenant l'ensemble de la zone linguistique d'oïl, ou plus généralement tous les habitants du royaume. Il indique que les mots des uns « horrifient » les autres, donnant une idée des divergences entre les différents dialectes de l'ancien français.

Le français parlé aujourd'hui tire son nom de cet ancien franceis, langue-toit regroupant l'ensemble des dialectes d'Oïl (franceis [frãntsëé] → françoys/françois [frãswé] → français [frãsé]). Le terme de « langues d'oïl », apparu au (l'une de ses premières occurrences figure chez Dante ; dans De vulgari eloquentia, vers 1305, de manière plus complète) ne se répand véritablement qu'au , époque où la variante d'Île-de-France l'emporte sur les variantes régionales au point que le terme de français finit par ne désigner que celle-ci. Cette variante francilienne est parfois désignée par le terme francien, inventé en 1889 par Gaston Paris, un linguiste français, pour le distinguer des autres variantes de la langue d'oïl. Ces autres variantes se sont progressivement affaiblies au fur et à mesure que le français prenait du prestige, en grande partie également en raison de leur proximité avec celle-ci. À l'inverse, malgré un recul encore constaté, les langues ou dialectes romans non d'oïl (variétés de l'occitan, roussillonnais, franco-provençal/arpitan, royasque, ligure, corse) et les langues non romanes (breton, flamand, francique lorrain, alsacien, basque) persistent ou résistent mieux en raison de leur plus grand éloignement avec le français. Aujourd'hui, la plupart des langues d'oïl autres que le français sont en voie de disparition.

Le français s'est enrichi du contact avec les autres langues d'oïl (notamment du normand pour ce qui est des termes maritimes), mais aussi des autres langues parlées sur le territoire français, en particulier de l'occitan. L'influence d'autres langues, dont l'arabe, l'italien, le turc, les langues autochtones et créoles d'outre-mer et des anciennes colonies françaises a été déterminante dans l'évolution du français, de même que le sont aujourd'hui les apports venus de l'anglais et des langues natives des immigrants des pays voisins ou plus lointains, mais aussi des pays francophones.

Emprunts plus récents, néologismes et évolution de l'orthographe

Les emprunts plus récents à d'autres langues sont assez nombreux : d'abord à l'anglais (même anciens : nord, sud), puis à l'italien, aux autres langues romanes, aux langues germaniques tels que l'allemand ou le néerlandais (ainsi boulevard vient du hollandais ou du flamand bolwerk). L'arabe a fourni, et fournit encore quelques mots : chiffre, coton, amalgame, amiral, sucre, alcool, algèbre, toubib, bled..