Pierre Combet-Descombes, né le à Lyon , et mort dans cette même ville le ., est un peintre français. Il a imprimé une forte influence au sein de la vie artistique et culturelle lyonnaise..
Biographie Il est le fils de Pierre Métayer-Descombes, professeur à Albertville, qui est déjà marié, ne reconnaîtra son fils qu'en 1900. Sa mère, Rose Alcide Combet est couturière, elle accouche à l'Hospice de la Charité de LyonBrachlianoff Dominique et autres « Pierre Combet-Descombes 1885-1964 » Préface d'André Mure Lyon 1985 Musée des Beaux Arts , 189 p. p.28. le ; elle donne à son fils le prénom de Joseph et le reconnaît comme enfant naturel, à la mairie du , le . Son père meurt en 1912, et au début de sa carrière artistique il décide de s'appeler Pierre Combet-Descombes.
Étudiant à l'École des beaux-arts de Lyon de 1902 à 1905, il est élève d'Alexandre François Bonnardel et d'Auguste Morisot. Il n'apprécie guère la formation qu'il reçoit : « après avoir perdu mon temps à l'École des Beaux-arts de Lyon, j'entre chez un architecte... » écrit-il. Il se lie d'amitié avec Venance Curnier, Jacques Laplace, Pierre Renaud et peint des paysages de la campagne lyonnaise.
Il découvre le théâtre et devient comédien amateur. Il commence à présenter ses œuvres de peintre dans les salons lyonnais (salon de la société lyonnaise des Beaux-Arts) et parisiens (Salon d'Automne) en 1908. Un peu avant la Première Guerre mondiale, il fréquente le théâtre de la Gaieté du Père Coquillat à La Croix-Rousse.
Bien que réformé, il participe au conflit dans les rangs des infirmiers volontaires chez les sœurs Auxiliatrices et, en 1916, il part à Salonique dans les services sanitaires de l'Armée d'Orient. Il rapporte de nombreux croquis et dessins de ce séjour.
Dans les années 1917-1920, il exécute des gravures pour les éditions d'art de La Sirène et enseigne le dessin à l'Université des heures, dont la fondatrice est Grignon-Faintrenie. C'est à cette époque qu'il réalise des décors de théâtre et des programmes illustrés. Il se fait une spécialité du monotype.
Il rencontre Henriette Morel qui est peintre et il se lie avec elle. Il ne se mariera jamais, mais ils restent amis jusqu'à la mort d'Henriette, en .
Parmi ses proches et amis, il fréquente les photographes Théodore Blanc, Antoine Demilly, Maurice Audin, imprimeurs et galeriste.
Souvent l'été, il rejoint une autre communauté d'artistes réunie par le peintre Dombiste Louis Jourdan à Saint-Paul-de-Varax comprenant Alfred Melot et Jean-Aimé Saint-Cyr Girier.
Il expose au Salon d'automne de 1920 dans une salle consacrée au groupe des ZiniarsComposé par Adrien Bas (1890-1925), Louis Bouquet (1885-1952), Pierre Combet-Descombes, Claude Dalbanne (1877-1964), Émile Didier (1890-1965), Marcel Gimond (1894-1961) sculpteur, Jacques Laplace (1890-1955), Paul Leriche (1876-1927), Étienne Morillon (1884-1949), Antonin Ponchon (1885-1965), Jules Roblin (1888-1974), Georges Albert Tresch (1881-1948), auxquels se joignent quelque temps plus tard Gabriel Chevallier (1895-1969), écrivain, Venance Curnier (1885-1971), ainsi que le sculpteur Georges Salendre (1890-1984).. De 1921 à 1956, il collabore à la troupe de la Compagnie des spectacles d'art libre de Suzette Guillaud. « Sans sa collaboration je n'aurais jamais pu monter la centaine d'ouvrages qui constituent notre apport commun au théâtre lyonnais » déclare-t-elle après la mort du peintre. Il réalise ainsi de nombreux décors.
Il participe à la création du Salon du Sud-Est, avec Joseph Jolinon, Marius Mermillon, Victor Jean Desmeures et son président cofondateur Charles Sénard. Pierre Combet-Descombes lui succède de 1933 à 1955.
Il donne des cours de dessin, parmi ses élèves se trouve Roger ForissierSadi de Gorter, Forissier, La Bibliothèque des Arts, Paris, ..
En 1925, Pierre Combet-Descombes réalise la décoration d'un stand pour l'Exposition des Arts décoratifs de 1925 à Paris, et coréalise la décoration du pavillon lyonnais de l'Exposition universelle de 1937 à Paris.
La Seconde Guerre et la mort de sa mère en 1944 (à laquelle il est toujours resté très attaché), l'éprouvent. Il acquiert une reconnaissance. En 1945, il rejoint la commission consultative des musées, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur. En 1952, il devient membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.
Son atelier du rue Thomassin à Lyon est ravagé par les flammes le , détruisant une centaine de toiles et plusieurs centaines de dessins. En 1956, la disparition de sa compagne et modèle, Henriette Morel (1884-1956), le bouleverse profondément. Pierre Combet-Descombes s'installe alors dans l'atelier de la défunte.
En 1957, il participe à l'exposition Un siècle de peinture lyonnaise au musée d'art moderne de la ville de Paris, organisée par le groupe Paris-Lyon. En , il prend part à l'exposition Les Lyonnais regardent Lyon à la galerie Saint-Georges à Lyon.
Il meurt dans l'incendie de son domicile lyonnais au rue Ruplinger le . Il est inhumé au cimetière de Caluire-et-Cuire. Puisqu'il ne laisse ni postérité, ni héritiers, les Domaines demandent au musée des beaux-arts et à la municipalité de la ville de Lyon de prendre en charge les objets, documents et œuvres récupérables. La dispersion de son atelier a lieu par enchères publiques le , en même temps que celui d'Henriette Morel.
Distinctions
Archives Bibliothèque municipale de Lyon, Fonds Combet-DescombesBML.
Collections publiques thumb|Plaque de la rue Combet-Descombes, dans le de Lyon. Lyon, bibliothèque municipale : huit tableaux acquis de 1910 à 1965, dont Paysage, huile sur carton Lyon, Conseil général du Rhône : Pont de la Guillotière, 1932, détrempeExposée au musée des beaux-arts de Lyon en 1986. Lyon, Fondation Renaud Lyon, mairie du : décoration murale de la salle des mariages Lyon, musée des beaux-arts : une vingtaine d'œuvres, dont Femmes nues dans la végétation, huile sur toile Villefranche-sur-Saône, musée Paul-Dini : Les Hauts-fourneaux de Chasse, 1911 Localisation inconnue : quatre œuvres acquises par l'État à partir de 1921
Salons 1902 : Salon des beaux-arts de Lyon 1907 à 1924 : Salon d'automne de Lyon 1920 : Salon de Strasbourg 1925 à 1966 : Salon du Sud-Est 1968 : Salon du Sud-Est, hommage posthume avec trente toiles, dont Nu renversé et Femme après l'extase
Illustrations Baudelaire Edgar Poe Edmond Falgairolle
Publications Pierre Combet-Descombes est le chroniqueur culturel de nombreux articles dans diverses revues comme Les Lectures, L'Effort Libre, Notre Carnet ou Résonances.
Expositions Lyon, galerie Bellecour Lyon, galerie Mercier Chaleyssin Lyon, galerie Pouille-Lecoultre Lyon, galerie des Deux-Collines Lyon, galerie Malaval Lyon, galerie des Archers Lyon, galerie Maire-Pourceaux, 30 quai des Brotteaux, Lyon (1917) : peintures et monotypes Lyon, galerie Marius Audin (1920) Lyon, galerie Saint-Pierre ou galerie des beaux-arts (groupe Ziniars 1920), 10 rue de l'Hôtel-de-Ville Lyon, galerie l'Artistique, 1921 Paris, Arts Déco Modernes, 1925 Lyon, bibliothèque municipale Grenoble, galerie Saint-Louis, 1925 Lyon, Palais des expositions Saint-Paul (1934 à 1936) Lyon, 1934, exposition rétrospective dans les ateliers de menuiserie de Francisque Chaleyssin et Mercier, présentant les créations de l'artiste de 1913 à 1933 Paris, Exposition universelle de 1937 Lyon, galerie Folklore, 1939 Musée d'art moderne de la ville de Paris : Un siècle de peinture lyonnaise Lyon, galerie Saint-Georges, 1960, Les Lyonnais regardent Lyon Lyon, galerie des Jacobins, 1961, dont il réalise l'affiche La Maison de Lyon organise une rétrospective de son œuvre en 1975 Le Service culturel de Vénissieux organise une exposition en son honneur en 1981 Musée des beaux-arts de Lyon, exposition de son œuvre du au Le musée Paul-Dini de Villefranche-sur-Saône lui rend hommage dans une exposition Pierre Combet-Descombes (1885-1966), la réalité sublimée, 2005
Élèves Roger Forissier
Iconographie Antoine Demilly (1892-1964), Portrait de Pierre Combet-Descombes, photographie, tirage argentique, 38× , Villefranche-sur-Saône, musée Paul-Dini
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie
Dominique Brachlianoff et autres, Pierre Combet-Descombes 1885-1964 (préface d'André Mure), Lyon, 1985, Musée des Beaux Arts, 189 p.
René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930,
Articles connexes Histoire des arts à Lyon
Liens externes
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