Le de notre ère (dite ère commune, EC) a commencé le janvier de l'année suivant la date conventionnelle de la naissance de Jésus et s'est achevé le 31 décembre 1000 du calendrier julien.

Il s'étend entre les jours juliens à inclusJours juliens à 0h du premier jour et à 24h du dernier jour.Le convertisseur de calendrier.

Évènements Afrique vignette|Stèles géantes d'Aksoum : obélisque d'Aksoum (au centre), stèle d'Ezana (à droite), Au sol, la grandes stèle en phonolite, brisée volontairement pendant l'antiquité, est le plus grand monolithe taillé par l'homme, haut de 32,60 mètres pour une masse de 517 tonnes. -650 : puissance du royaume d’Aksoum, en Éthiopie, mentionné par Le Périple de la mer Érythrée qui décrit le port d’Adulis et déclare que, à huit jours de voyage dans l’intérieur, se trouve la « métropole des Aksoumites », et au par le géographe Ptolémée qui indique l’existence d’Aksoum « où est la cour royale ». Il lie des alliances avec le royaume de Saba (Gadarat, vers 200) et exerce sa suprématie sur le commerce en mer Rouge. Le roi Ezana se convertit au christianisme vers 340-350 et détruit le royaume de Méroé. Aksoum frappe des monnaies d’or, d’argent et de cuivre de 270 à 630 environ. 200 : la métallurgie est attestée en Afrique australe (objets de parure en cuivre et fer, couteaux et pointes de flèches en fer) ; trois courants de diffusion du premier âge du fer ont été proposés : la tradition « Kalundu » à l’ouest de la Luangwa, « Kwale » le long de la côte orientale, « Nikope » par la vallée du Rift au centre. : la métallurgie du fer et du cuivre se développe dans le sud de la République démocratique du Congo (Kipushi) et le nord de la Zambie (Kansanshi). Elle atteint la dépression de l'Upemba, berceau de l’empire luba, au (Kamilambien). 300-800 : Djenné-Djeno, une des premières villes en Afrique subsaharienne, s’entoure d’une muraille de deux kilomètres de long. C’est alors un centre d’artisanat et de commerce régional, important du minerai de fer et des pierres de meule et exportant de la nourriture (poissons et céréales) vers les nouvelles cités sur les franges du désert. Vers 450, il atteint les dimensions d’une ville aux maisons rondes en terre couvrant 33 hectares pour une population estimée à . Vers le : une population maîtrisant le fer s’installe entre le Zambèze et le Limpopo. Ces mineurs rhodésiens viendraient du nord, peut-être de la région de Méroé et du sud du royaume d'Aksoum. Ils exploitent l’or, le cuivre et l’étain. On a relevé jusqu’à maintenant environ exploitations minières dans cette région. Cette civilisation est l’ancêtre de celle de Zimbabwe, qui prendra une grande extension à partir du . Vers 350 : le royaume d'Aksoum détruit le royaume de Méroé. Vers 400 : le dromadaire est attesté au Sénégal et semble témoigner du commerce transsaharien en lien avec le commerce de l’or, comme le confirme la présence de perles en verre importées à Kissi, au Burkina-Faso, depuis le . 439 : les Vandales prennent Carthage. Vers 570-580 : après le déclin de Méroé, trois royaumes chrétiens se constituent en Nubie et au Soudan nilotique, soutenus par les Byzantins : le royaume de Nobatia au nord (capitale Ballana), de Makurie en Nubie (capitale Dongola) et d’Alodia (Aloa, capitale Soba, au sud de la cataracte) au Soudan. Ils subsistent jusqu’aux .

647-709 : conquête musulmane du Maghreb. : Moyen Âge africain. Du Sahel aux mangroves de la côte orientale (arc sahélo-swahili), de vastes région de l’Afrique subsaharienne entrent en relation directe avec le monde islamique. Ces sociétés et formations politiques diverses (Ghana, Kanem, Mali, Kilwa…) forment une interface économique et culturelle entre l’Afrique « intérieure » et le monde islamique, du Maghreb au Bengale et à l’Asie centrale. Du , les Arabes établissent un grand nombre de comptoirs le long des côtes africaines de l’océan Indien : Mogadiscio, Kismayou, Malindi, Mombasa, les îles de Pemba et de Zanzibar, Kiloa, Sofala… Ils prennent pied également dans les îles des Comores et ont des relations avec Madagascar. En échange de tissus et de verroterie, ils obtiennent du fer, de l’ivoire et de l’or du Zimbabwe, de l’ambre gris et un grand nombre d’esclaves qu’ils vendent en Asie. Au , le royaume de Kanem se forme autour du lac Tchad avec pour capitale Njimi, et connait son apogée au sous le règne de Dounama Dibalami. Vers 700-1250, l'empire du Ghana se développe en Afrique occidentale. Les sites de Aoudaghost et de Koumbi Saleh, avec leurs maisons en pierre et leurs mosquées, contrôlent le commerce transsaharien de l'or et du sel. L'Empire du Mali le supplante au . 789-985 : dynastie des Idrissides au Maroc. Idris fonde la ville de Fès.

Amérique 1-1540 : développement de la culture des Anasazis dans le sud-ouest de l’Amérique du Nord. 1-1760 : culture des Eskimo du Pacifique (Alutiiq) au sud de l’Alaska (au moins 2000 ans avant l'arrivée de Vitus Béring en 1741). Outillage sur plaque de pierre, basalte et os. Lampes à huile en pierre. Chasse aux mammifères marins et pêche (saumon). 100-500 : période des Basketmaker II dans le sud-ouest de l’Amérique du Nord. Des hameaux regroupent jusqu’à onze maisons circulaires au sol légèrement enfoncé, construites sur des falaises dominant les plaines fluviales où l’on cultive le maïs. La plupart des plantes nourricières sont encore ramassées. Des javelots et des propulseurs de flèches (atlatl) sont utilisés pour la chasse. vignette|gauche|Masque funéraire du « Seigneur de Sipán », découvert dans la huaca Rajada. 100-700 : culture Moche ou Mochica sur la côte nord du Pérou. Centrée sur la vallée de Moche et de Chicana, elle agrandit plus tard son territoire par conquête militaire de la vallée de Pacasmayo au nord jusqu’à celles de Santa et de Nepeña au sud. Elle entreprend de grands travaux d’irrigation autour du fleuve Moche, qui permettent de faire pousser dans le désert du maïs, des cacahuètes, des poivrons et des patates douces. Elle construit des sites funéraires et politiques : Huaca Rajada, Huaca de la Luna, Huaca del Sol, dans la vallée du Moche, longue de 350 m et haute de 40 m, dont la construction dure six siècles sans s'achever. Sculptures réalistes, céramique, orfèvrerie (dorure, alliage, fonte à la cire perdue, moulage). vignette|Teotihuacan. Vue sur la chaussée des Morts et la pyramide de la Lune depuis la pyramide du Soleil. 100-750 : civilisation de Teotihuacán au Mexique ; vers 150-450, elle compte , puis à son apogée vers 450-650 (Teotihuacán III) elle réalise l’unification de toute la vallée de Mexico et sa population atteint environ à ce qui en fait la plus grande agglomération de l’Amérique précolombienne. L’absence de dirigeants ou d’une élite clairement définie par les fouilles archéologiques laisse penser à une organisation sociale horizontale entre les habitants des différents quartiers de la ville. De nombreux étrangers sont installés dans des quartiers spécifiques (Mayas, Zapotèques, habitants originaires de Veracruz ou de l’ouest du Mexique). La ville contrôle les gîtes de production d’obsidienne verte, très recherchée.. À la fin de la période classique ancienne en Mésoamérique, son influence se fait sentir en territoire Maya, à plus de 1100 km : des comptoirs commerciaux et des villes sont édifiés dans le style de Teotihuacán, comme à Kaminaljuyú.

200-1400 : civilisation Mogollon dans le sud-ouest des États-Unis. 200-1450 : civilisation Hohokam dans le sud-ouest des États-Unis. Prospérité du village Hohokam de , en Arizona, de l’an 1 à 1150. Il s’étend sur plus de 120 ha. Mosaïque de sol de maison, puits, plates-formes, tertres, jeux de balle et ateliers de poterie. 200-900 : période classique de la civilisation zapotèque centrée sur Monte Albán, alors à son apogée. 300-900 : période classique de la civilisation maya au Chiapas et au Yucatán. Une civilisation plus ou moins uniforme se répand sur tout le territoire maya, caractérisée par de fortes influences mexicaines. Les grands centres cérémoniaux comme Palenque, Tikal et Copán sont élevés à cette époque. Ils comportent des temples dynastiques construits sur des soubassements pyramidaux, des palais, des terrains de jeu de balle dont les parties se terminent par des sacrifices humains. L’écriture est largement utilisée pour glorifier les souverains. Les Mayas pratiquent une agriculture intensive, avec des champs en terrasse, qui produisent du maïs, des haricots, des courges, des poivrons et des racines comestibles. Entre 750 et 1050, la civilisation maya classique des Basses Terres s’effondre, à la suite d'une nouvelle série de sécheresses à partir de 780, dans un contexte de surexploitation du milieu par l’agriculture sur brûlis et de guerres constantes. Les principales villes sont abandonnées entre 850 et 900 et les populations se dispersent et migrent vers le nord et le Yucatán. Vers 300-600 : tradition culturelle barrancoïde dans le bas-Orénoque. Vers 350-900 (1600-1050 avant le présent) : culture ipiutak en Alaska occidentale, identifié pour la première fois à Point Hope. Disparition de la céramique, des lampes, des plaques de pierre et de l’équipement de chasse à la baleine. Migration saisonnières entre l’intérieur (hiver) et les côtes de l’océan Arctique (été) pour chasser de petits mammifères marins. vignette|Grande urne funéraire. Île de Marajo, Brésil, Groupe des agriculteurs subandins, style Joanes peint, phase Marajoara, vers 400-1000. 400-1350 : culture Marajoara sur l'île de Marajó, à l’embouchure de l’Amazone, une des plus anciennes principautés d’Amazonie ; organisation sociale complexe sous l'autorité d'un « cacique », céramique polychrome caractérisée par des motifs géométriques curvilignes ou rectilignes élaborés, peints en rouge, noir, marron, orange et blanc. Culte des ancêtres, organisé autour des momies des chefs. Urnes funéraires anthropomorphiques. 500-750 : troisième période des vanniers (Basketmaker III) dans le sud-ouest des actuels États-Unis. Des villages comptant jusqu’à 50 maisons semi-enterrées sont installés sur des terrasses, près des plaines d’inondation où poussent le maïs, les courges et les haricots. Les maisons des Basketmaker III sont surmontées par des greniers de stockage. Les arcs et les flèches sont introduits pour remplacer le javelot et les propulseurs. La céramique est introduite dans les villages des Basketmaker III par la culture voisine de Mogollon (céramique grise, parfois décorée de motifs noirs, montée au colombin et finie par lissage). Vers 500-700 : les Chumash, établis aux environs de Santa Barbara, de Ventura et des Channel Islands de Californie adoptent de grands canots en planches de séquoia cousues () qui leur permettent de pêcher en haute mer à 100 km des côtes.

500-1100 : culture de Thulé ancien en Alaska, avec une économie bien adaptée dans laquelle la pêche à la baleine joue un rôle de premier plan (harpons, lances), avec la chasse au phoque, au morse, au caribou et au gibier à plume. Elle utilise des traîneaux tirés par des chiens et des kayaks. La céramique, décorée, est en usage et les villages permanents sont faits de maisons d’hiver bien isolées. Outils sur plaques de pierre. 600-1000 : période horizon moyen au Pérou et en Bolivie ; apogée des civilisations Huari et Tiwanaku (ou Tiahuanaco) dans les Andes. Il semble que le phénomène climatique El Niño, qui provoque des sécheresses intenses entrecoupées de pluies diluvienne, soit à l’origine de leur disparition vers 1000. 700-1450 : développement de la culture des Sinaguas dans le sud-ouest de l’Amérique du Nord. vignette|gauche|Vue aérienne de la grande maison de Pueblo Bonito de la culture Chaco, entre 800 et 1100. Elle compte 350 pièces rectangulaires, 32 kivas et trois grandes kivas (sales communautaires circulaires). 750-1150 : période Pueblo I et II en Amérique du Nord. Des villages complexes se forment à Mesa Verde dans le Colorado vers 750 et à Chaco Canyon au Nouveau-Mexique après 900.