Soissons [] est une commune française située dans le département de l'Aisne et la région Hauts-de-France, dans l'ancienne province de Picardie.
Deuxième plus grande ville du département et sous-préfecture, elle est connue pour l'épisode du vase de Soissons à la suite de la prise de la ville par Clovis en 486, d'où elle tire son surnom de . Clovis y établit aussi sa capitale jusqu'en 508 après Tournai puis la ville est la capitale de plusieurs rois Mérovingiens. Elle est située au cœur du Bassin Parisien sur le plateau picard.
Soissons possède un patrimoine historique et architectural varié, illustré par des édifices comme l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes, la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais et l’abbaye Saint-Léger, témoins de son passé médiéval et religieux. Depuis 2022, un spectacle de vidéo-mapping est proposé sur plusieurs sites emblématiques.
Située dans le sud de la Picardie, la ville joue un rôle de pôle administratif et économique, avec un tissu d’activités diversifié associant industrie, services et enseignement supérieur comme la présence de l'IUT de l'Aisne, le parc tertiaire Gouraud ou encore son centre-ville et ses nombreuses zones commerciales. Son environnement, marqué par la présence de l’Aisne et d’espaces verts, ainsi que ses équipements culturels tels que la Cité de la Musique et de la Danse, en font un cadre propice aux activités culturelles et à la vie locale.
Son aire d'attraction est la 128ème de France, et est composé de presque 80 000 habitants.
Ses habitants sont les Soissonnais.
Géographie Localisation Située dans un méandre de la rivière Aisne, au centre du département homonyme, elle en constitue la seconde aire urbaine, avec ..
La cité se trouve au centre de la région naturelle du Soissonnais, point de jonction naturel des trois zones géographiques et culturelles que sont l'ancienne région Picardie, l'ancienne région Champagne et l'Île-de-France.
Par sa position géographique, elle subit d'ailleurs l'influence de nombreuses villes et agglomérations alentour, dans et en dehors de la PicardieSources : bases de données de l'Insee - cf. reste de l'article wikipédia pour les détails afférents à chaque domaine ayant permis la constitution du tableau. , notamment par la proximité avec la région parisienne et la région rémoise :
Communes limitrophes
Géologie et relief
D'une superficie de , l'altitude maximale est de , au lieu-dit de Presles-lès-Soissons, sur la Montagne de Paris ; tandis que le point le plus bas, , se situe au confluent de l'Aisne et de la Crise.
Le territoire communal est presque entièrement urbanisé, ne restant que quelques parcelles naturelles sur les pourtours de la ville.
La commune est classée en zone de sismicité 1, ce qui correspond à une sismicité très faible.. Un seul événement de ce type a d'ailleurs été recensé, en 530 ap. J.-C., l'épicentre se situant vraisemblablement en Thiérache, contrefort occidental des Ardennes.
Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de SoissonsLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aisne, la Crise, la Jocienne, la Dérivation de Vauxrot, divers bras de la Crise, divers bras de la Jocienne..
L'Aisne est un cours d'eau naturel navigable de 256 km de longueur, traversant les cinq départements Meuse, Marne, Ardennes, Aisne, Oise. Elle est un affluent de rive gauche de l'Oise, ce qui fait d'elle un sous-affluent de la Seine. Les caractéristiques hydrologiques de l'Aisne sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:06 TU à partir des 285 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/11/1999 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour. vignette|gauche|redresse=1| Sept grandes crues ont pu être observées sur le territoire de Soissons depuis qu'il y existe des relevés officiels. Celles de 1882, 1920, 1924 et 1926 ont semble-t-il atteint des records, avec un niveau des eaux de la rivière supérieur en moyenne de à son niveau habituel. Celles de 1910, 1958 et 1993 ont présenté un niveau supérieur à la normale de Plan de prévention des risques inondations et coulées de boue - Vallée de l'Aisne entre Montigny-Lengrain et Evergnicourt, Préfecture de l'Aisne, direction départementale de l'équipement, pages 17 à 21, Archives de l'Aisne, Laon (2008).. D'autres crues, plus importantes encore, ont été répertoriées en 1658, 1740 et 1784.
La Crise s'écoule au sud. D'une longueur de , ce cours d'eau prend sa source dans la commune de Arcy-Sainte-Restitue et se jette dans l'Aisne dans la commune, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Crise sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 27/07/2024 à 02:06 TU à partir des 414 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/06/1989 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .
La Jocienne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Laffaux et se jette dans l'Aisne dans la commune de Soissons, face à Villeneuve-Saint-Germain, après avoir traversé .
Plusieurs pièces d'eau se sont formées dans les anciennes gravières situées entre l'Aisne et le ru Saint-Médard, à l'est de la ville. La plus vaste est l'étang du Ponceau (), dit aussi plan d'eau . Les autres plans d'eau sont le (), (), d'une superficie totale de ( dans la commune), () et ()..
De l'autre côté du ru, on trouve les étangs de Saint-Médard et d'Abélard. À l'est de la ville, au nord du faubourg Saint-Christophe, ceux du Paradis et de la Croisette. Une petite retenue d'eau, enfin, est présente au sud, en bordure de la Crise, dans la ZAC de Chevreux.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Braine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Soissons est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Soissons, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Soissons, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (81,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (68,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,3 %), prairies (5,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,7 %), terres arables (5,7 %), forêts (4,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,9 %)..
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Lieux-dits et hameaux Plusieurs quartiers sont séparés de la cité par divers aménagements naturels ou humains, d'autres ne correspondent qu'à quelques fermes ou châteaux : Le Ponceau, au nord-est, attenant à Crouy, séparé de la ville par l'étang du même nom ainsi que par la voie ferrée ; Orcamps, attenant de Belleu, et, en partie, la ferme Sainte-Geneviève, au sud-est, séparés du centre-ville par la gare ; Presles-lès-Soissons, ainsi que les fermes du Maupas et de la Motte, au sud-ouest du quartier de Presles, séparés de la ville par la route à quatre-voies et des bois ; Les châteaux de Chevreux, au sud, attenant à Courmelles.
Voies de communication et transports + Soissons - Distance des villes principales les plus proches et leurs influencesSources : bases de données de l'Insee - cf. reste de l'article wikipédia pour les détails afférents à chaque domaine ayant permis la constitution du tableau. Ville / Département Statut Fonctions et attraits principaux Distance orthodromique Distance routièreItinéraire linéaire le plus rapide Direction Villers-Cotterêts 02 emploi, enseignement, industrie sud-ouest Laon 02 Préfecture administration, justice nord-est Compiègne 60 Sous-préfecture commerces, culture, enseignement, soins ouest Reims 51 Sous-préfecture commerces, culture, emploi, enseignement, soins sud-est Paris 75 Capitale nationale administration, commerces, culture, emploi, enseignement, soins, transports sud-ouest Amiens 80 administration, enseignement, justice, soins nord-ouest
Axes routiers La commune est au centre de quatre axes routiers importants : la route nationale 2, surnommée « route des Flandres » ou « route Charlemagne », reliant Soissons à Paris, Crépy-en-Valois, Villers-Cotterêts, Laon, Vervins, Maubeuge, et au-delà Mons ; la route nationale 31, la reliant à Reims et Compiègne, et au-delà à Rouen ;